mardi 12 août 2014

Mon moment préféré

Ces 2 dernières semaines, ma gardienne s'est pris des vacances bien méritées. Ce qui m'a donné 2 belles semaines 24 heures sur 24 avec mes 3 enfants. 2 semaines épuisantes!! J'adore mes enfants et je n'arrive même pas à me séparer d'eux le temps d'un voyage en amoureux dans le sud, mais je suis réaliste en même temps, ils sont épuisants!!!

Peut-être est-ce la faute à la grossesse qui me tire beaucoup de jus, m'en laissant juste assez pour faire ma journée, ce qui crée un manque à combler dont j'aurais besoin pour courir après le petit dernier qui grimpe et court partout? il faut quand même dire qu'à part les 3 premiers jours (que nous avons passés en camping, bonjour le repos!!) le papa a pour ainsi dire été absent. 

Alors quand arrivait enfin le soir, que tout le monde était couché et que je pouvais profiter d'une petite demi-heure de tranquillité, je me suis rendue compte que le moment que je préférais dans ma journée était quand je passais dans les chambres jeter un œil sur les enfants avant de me coucher. Non pas que je n'aimais pas passer du temps "actif" avec eux, seulement les voir ainsi abandonnés dans leur sommeil, leur petit visage si paisible, ça venait me remuer jusqu'au plus profond de mon être. C'est comme si une lame de fond d'amour maternel partait de l'intérieur et m'emportait dans sa puissante vague, j'en ai même eu les larmes aux yeux quelques fois. 

Peut-être que cette vague d'amour était destinée à refaire mon plein d'énergie pour me permettre de me relever (trop tôt!) le lendemain matin, toujours est-il que j'en ai profité et j'ai réalisé que les soirs où je suis seule et que je m'ennuie, aller voir les enfants endormis me met un baume sur le cœur et me fait comprendre et apprécier pourquoi je suis là. 

dimanche 3 août 2014

De l'espoir à l'horizon

Élever des enfants n'est pas tâche aisée. C'est un travail qui vous occupe 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, les récompenses ne sont pas toujours au rendez-vous et le résultat du travail ne vient pas avant plusieurs longues années de dur labeur.


En effet les pauses sont quasi inexistantes (pause??? c'est quoi ça??), car on le sait bien c'est toujours quand on s'assoit tranquillement sur la toilette, une revue à la main espérant pouvoir rester là 1 ou 2 minutes que la chicane commence, qu'un des enfants se met à hurler ou qu'un objet tombe de quelque part et se casse, c'est une loi non-écrite! Et puis les nuits sont souvent coupées par un enfant ou l'autre, il y a quasiment toujours un des enfants pour se réveiller durant la nuit histoire de faire re-abrier, aller à la toilette ou demander un verre d'eau.


Ensuite comment savoir si nous sommes dans le droit chemin? Parce que les autres je ne sais pas, mais les miens ils se chicanent souvent, se frappent, s'injurient et répliquent lorsque nous les chicanons. Car nous ne voyons réellement les résultats de nos efforts que lorsque les enfants sont grands. Mais parfois nous pouvons entrevoir quelques petits indices histoire de nous confirmer que nous sommes sur la bonne voie.


Aujourd'hui en amenant mes enfants jouer au parc j'ai eu l'occasion d'être fière d'eux. Alors que nous étions là depuis un petit moment, 2 petits garçons sont arrivés avec un énorme ballon, faisant l'envie de tous les autres enfants. Le plus vieux des 2 petits étant très généreux et gentil, il voulait partager son ballon et jouer avec les autres amis. Outre les 3 miens il y avait 2 autres enfants, une fillette et un garçonnet. Tout au long du jeux mes grands se sont montrés très respectueux ne volant pas le ballon au petit garçon à qui il appartenait, et le relançant toujours dans le jeu lorsqu'ils l'avaient, histoire de donner sa chance à chacun. Ce qui n'a pas été le cas des autres enfants, la fillette volant sans arrêt le ballon pour elle-même (la maman du petit propriétaire ayant même dû lui dire de le redonner et répéter la consigne) et l'autre petit garçon faisant une crise lorsqu'il n'arrivait pas à avoir le ballon pour lui.


Alors j'ai gravé ce moment dans ma mémoire, mes enfants se conduisant de façon décente en public et interagissant de façon respectueuse avec les autres amis, pour me souvenir de cette situation lorsqu'ils me feront sortir de mes gonds et chercheront à savoir où est la limite... Mes enfants me rendent peut-être souvent folle et rendent la valve de surpression près de sauter, mais les voir se comporter comme des enfants bien élevées aujourd'hui m'a fait un velours au cœur et me donne envie continuer dans cette direction. Et surtout ça m'a donné de l'espoir...