lundi 6 février 2017

Et maintenant je fais quoi?...

Il y a quelques mois je jubilais presque à l'idée que ma petite dernière prenne la place de son grand frère à la garderie. E-N-F-I-N j'allais avoir du temps à moi! J'imagine que mon chum lui se voyait déjà revenir à la maison le soir dans une maison rutilante du sous-sol au grenier humant le fumet d'un délicieux souper (HA HA HA HA HA!!!!). Malheureusement ça ne s'est pas passé ainsi. D'abord parce que je me sentais affreusement coupable d'envoyer mon bébé, mon tout dernier bébé, à la garderie plus qu'une journée par semaine et puis entre le grand qui rentre de l'école à 14h15, les petits qui ont souvent manqué de garderie parce que les nez coulaient (non pas que ça soit leur gardienne qui me l'ait demandé, mais quand on est enrhumé on se sent toujours mieux chez-nous) le chien à élever (c'est qui le crétin le masochiste le comique qui a eu la drôle bonne idée d'adopter un chiot!!) les lavages qui s'accumulent vitesse grand V (à croire qu'ils se multiplient dans les corbeilles) et les divers rendez-vous je n'ai finalement pas eu le temps que je pensais avoir.


M'est aussi tombé dessus quelque chose que je ne pourrais nommer, mais qui s'est manifestée par une baisse d'intérêt pour mes activités habituelles et une grande lassitude menant à un laisser-aller dont l'organisation de toute la maison s'est ressentie. Ça n'était pas le temps pour une introspection poussée.


Quelques mois ont passé pour que j'en vienne à me questionner maintenant sur la suite des choses dans ma vie. Originellement mon plan de match n'était pas de laisser mon emploi pour demeurer à la maison avec les enfants, mais les horaires que j'avais étaient difficilement compatibles avec ceux de monsieur mon chum et de la garderie. Avec les enfants qui ont commencé l'école la situation n'est pas nécessairement plus facile, entre les journées pédagogiques, les 2 semaines à Noël, la relâche et l'été un retour à mon ancien emploi n'est pas une option.


Je me retrouve donc ce matin, en train de repasser des chemises, avec une angoisse en moi. Depuis 8 ans mon occupation principale a été de prendre soin de mes bébés. Et quand bébé était devenu plus grand j'en avais un autre à m'occuper. J'ai bien eu quelques mois entre le moment où coco #3 est entré à la garderie et la naissance de sa petite sœur, mais étant déjà très enceinte je n'ai pas eu tellement de répit. M'occuper d'un bébé ça je sais faire, je commence à avoir un tout petit peu d'expérience pour ça, mais comme un 5ème est totalement exclu (pourtant c'est tellement chou un bébé...) je dois maintenant me trouver une occupation. Parce que faire les lavages, l'épicerie et entretenir la maison c'est bien beau, mais ça ne motive pas mes journées. Je sens maintenant que j'ai besoin d'un but, un projet ou quelque chose pour me tenir occupée durant mes journées. Quelque chose qui me donnerait envie de me lever le matin, quelque chose auquel je penserais avec enthousiasme lorsque je ne suis pas en train de le faire et qui me rendrait fière. Quelque chose à faire de ma vie...


Pour ça je suis jalouse de mon cher mari qui lui a su depuis toujours ce qu'il voulait faire quand il serait grand (je le soupçonne d'être né avec ses bottes et son casque de pompier, déjà prêt à aller éteindre des feux!). Pour ma part, j'ai dû changer d'idée de carrière au moins 100 fois quand j'étais jeune. J'ai voulu être vétérinaire, critique littéraire (ce dont ma sœur s'était bien moqué "hein, ce sont de vieux monsieurs avec une moustache et des lunettes qui font ça"), enseignante, astronaute, chanteuse et j'en passe. Jamais rien n'avait allumé un feu sacré en moi avant d'avoir des enfants. Je savais que je voulais des enfants, plusieurs enfants et j'ai adoré passer ces années avec eux.


Rien ne m'avait préparé au vide et à l'angoisse que me laisseraient les temps libres de quand j'en aurait fini avec le stade bébé et qu'ils iraient finalement à la garderie, à la recherche de quelque chose de constructif à faire avec tout ce temps libre seule, en fait à ma rencontre avec la nouvelle moi. Celle qui a été transformée par la venue de 4 petites tornades merveilleux enfants. Maintenant je dois trouver une direction où aller, je dois trouver ce qui me ferait vibrer et me donnerait envie de passer mes journées à le faire pour encore plusieurs années.






mercredi 18 novembre 2015

5 choses qui ne durent pas ou sont à refaire aussitôt qu'elles sont terminées

Dans les autres familles je n'ai aucune idée de comment ça se passe, mais je sais que ici il y a des choses qui sont toujours à refaire, même quand on vient de les terminer. J'ai donc fait le top 5 de ces choses qui ne durent pas ou qu'on doit recommencer aussitôt qu'on les a finies (et qui le plus souvent ne sont pas particulièrement intéressantes à faire) et qui empirent avec le nombre d'enfants.

1. Le ménage
Ah le fameux ménage... Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai dû dire à quelqu'un cette dernière année "bon OK ne regarde pas le ménage svp" (en passant si je dis ça c'est que vous n'êtes plus de la visite, vous êtes passé dans la classe au dessus parce que pour la visite je le fais le ménage!!). Parce que j'aurai beau ranger, passer l'aspirateur et la vadrouille, plus souvent qu'autrement, moins de 2 heures plus tard ça ne parait même plus...

2. La vaisselle
Je déteste faire la vaisselle, c'est pourquoi je me suis acheté un beau lave-vaisselle tout neuf cet été et malgré tout, il y a presque toujours de la vaisselle sale sur le comptoir. À croire qu'une colonie de plats sales vivent cachés dans les racoins de la cuisine et qu'ils guettent le moment où mon chum lave la vaisselle pour revenir en force 1 heure plus tard!!

3. L'épicerie
Bon, il n'y a pas de surprise ici des enfants ça mange (et ça a l'air que des ados c'est encore pire, misère...). Mais je suis toujours surprise à quelle vitesse les bonnes choses partent.
"Hey j'ai acheté 2 régimes de bananes avant-hier, elles sont où???
-Ben là on en a mangé sur les toasts au déjeuner, ah oui et à la collation...ah et puis dans les lunchs aussi.
-Bon laisse faire, je vais faire des muffins à rien..."
Voilà pourquoi j'en suis à caresser l'idée de me planter des pommiers, avoir une vache, des poules et 1 ou 2 bananiers, je me sauverais des allers-retours à l'épicerie peut-être!!

4. La paix
Pas la paix comme dans "ah j'aimerais ça avoir un peu de paix" mais plutôt dans le sens de bonne entente. Parce que les enfants peuvent être bien calmement en train de jouer tous ensemble et il suffit d'un regard croche, un petit accident (du genre que le petit frère veut se lever et retombe sur le rail de train que grand frère est en train de faire), ou une parole de travers, parfois même sans raison (juste parce qu'ils trouvent que ça va trop bien j'imagine) et le feu est mis aux poudres et ça explose!! J'avais déjà entendu une de mes cousine dire "bah moi si il n'y a pas de sang je n'interviens pas" et nous trouvions ça extrême à ce moment, mais maintenant mon chum a repris cette réplique comme sienne.

5. L'intimité
Bon ça c'est quelque chose qui est inversement proportionnel avec le nombre d'enfants qu'on a. Parce que peu importe le moment où papa et maman se disent que ça pourrait peut-être être le bon temps, plus il y a d'enfants plus il y a de chances que quelqu'un se réveille.

Heureusement plus d'enfants ça veut dire plus de câlins, plus de fou-rires, plus de moments tendres à les regarder jouer ensemble ou s'entraider. Heureusement, ça en vaut la peine.

lundi 19 octobre 2015

"Tu as pris combien de poids?"

Je suis assise dans ma chambre par un après-midi venteux et froid et je berce ma fille endormie sur moi (ben oui quoi, quand elle aura 18 ans elle ne me laissera sûrement plus faire!!). Et, lassée d'enligner et d'éclater des bonbons, je réfléchis et je pense à une foule de choses, des choses qui me sont déjà arrivées, des choses que j'expliquerais si on me posait telle ou telle question, etc.

Et je finis par penser à une de mes amies et à un de mes très gros irritant lorsque j'étais enceinte. Il faut savoir que cette copine était enceinte en même temps que moi, ce que nous trouvions plutôt cool, sauf qu'elle m'énervait royalement en me demandant chaque fois que nous nous voyions combien de poids j'avais pris!!!

Non mais c'est quoi cet intérêt pour la prise de poids d'une femme enceinte???? Euhhhh ça ne te regarde que moyennement, voire pas du tout!! J'ai pris le poids que j'ai pris, ça n'est pas comme si je mangeais chez McDo 3 fois par jour ou que je me resservais 2 assiettes à chaque repas...  Il y a des filles qui ont beau essayer et qui n'en prennent pas (et tu m'écoeure pour ça M.!!!!) et il y a celles dont le corps dit "bon OK on fabrique un bébé alors ça va nous prendre des réserves (euhhh t'es sûr???) go go go on stocke du gras".

Et quand on passe 9 mois à accumuler, ça ne part pas en 1-2-3 mois (et les filles qui réussissent ça m'écoeurent aussi!! Ça et mon chum dont on voit le 6 pack et qui se regarde dans le miroir en se plaignant qu'il a engraissé). Et non, ça ne part pas tout seul en allaitant sinon je le saurais!!!! La seule chose qui fonctionne pour moi c'est jeûner couper dans les portions (lire ici mâcher de la gomme quand j'ai une fringale, oui même s'il y a de l'aspartame dedans) et faire de l'exercice.

Bon, mon dernier essai s'est un peu soldé par un échec, mélange de cours trop intense et de bébé/nuits pénibles... Mais la prochaine sera la bonne j'en suis certaine... Euhhh, je l'espère?? En attendant je devrais aller m'acheter un livre ou apprendre à méditer histoire de ne plus laisser mes pensées vagabonder et m'emmener sur des sujets aussi délicats.

Bon bien, je pense que je vais aller prendre une gomme moi!!

mardi 6 octobre 2015

Pourquoi je ne dis plus "ça ne peut pas être pire"

Quand est venue la question d'autres enfants après notre première, la réponse qui nous venait spontanément à la bouche était invariablement "bah ça ne peut pas être pire hein!".


Il faut savoir que notre grande fille nous en a fait voir de toutes les couleurs et a écorché nos oreilles pendant plusieurs mois, jusqu'à ce que l'on trouve qu'elle était fatiguée et qu'on lui fasse faire des siestes malgré sa volonté à résister au sommeil (à 3 mois!!). C'était un bébé plutôt difficile, même après l'introduction des siestes. Ça a été au moment où elle a marché à 4 pattes qu'elle s'est mise à explorer autour d'elle et donc à moins pleurer.


C'est pourquoi nous nous disions que rien ne pouvait être pire qu'un bébé qui pleure dès qu'on le dépose durant les premiers mois (elle en a fait du porte-bébé elle!!!) et qui lutte férocement contre le sommeil. Mais d'après-moi il y a quelqu'un quelque part au-dessus de nous qui a pris cela pour un challenge et qui s'est dit qu'après un répit de 2 bébés nous devions affronter pire.


Et pire nous avons!! Eh oui notre dernière petite princesse est un bébé tout-à-fait charmant en public (elle est déjà bien élevée!!) qui ne dit jamais un mot et fait des sourires à tous. Mais à la maison elle se révèle être un tout autre bébé. Elle lutte elle aussi contre le sommeil, pleure dès que nous sortons de son champ de vision et accepte peu de se faire déposer par terre quand elle est seule avec maman, en plus de pas encore faire de nuits décentes (plus que 4 heures en ligne c'est trop demander?).


Il n'y a pas une semaine où je n'entends pas le fameux "Ahhh elle est donc bien tranquille elle, c'est un bébé calme ça!". Et quand je réponds que non et qu'à la maison elle se révèle être une terreur qui pleure beaucoup les gens me regardent comme si je leur avais dit que j'ai vu un extra-terrestre dans ma cour hier soir!!


Eh oui, déjà ma toute petite me fait passer pour une menteuse. Je dois ravaler mes "vous viendrez passer une journée complète avec elle" et "ben oui je dis ça pour attirer l'attention et faire pitié" quand on me dit "ben non c'est pas chialeur ce bébé-là, regarde elle fait plein de sourires". Honnêtement je ne sais comment l'expliquer, ma fille est peut-être accro à l'attention des gens parce que je ne peux me résoudre à croire qu'elle ait l'esprit de contradiction déjà si fort! C'est pourquoi maintenant j'essaie de ne plus offrir à personne l'occasion de me prouver que j'avais tort en disant que ça ne pouvait être pire et me donner une raison de regretter mes paroles.




lundi 24 août 2015

Aujourd'hui je remets mes espadrilles!

Aujourd'hui est un grand jour pour moi. Un jour spécial, plein de renouveau et d'espoir.


Quand ma petite dernière est née j'étais découragée par le chiffre que me  montrait ma balance (OUACH 40 lbs, comment j'ai pu me rendre là???!!?), mais en même temps motivée à tout faire pour retrouver un semblant de forme. Je me suis donné des objectifs quand même réalistes (en tout cas dans ma tête) et j'ai même fait un système de récompense (10$ pour chaque livre de perdue pour une nouvelle garde-robe). Rien n'allait m'arrêter!! La fatigue? Pff c'est pour les autres ça, je suis au dessus de ça moi!


Alors j'ai été voir quelqu'un histoire de me faire faire un programme d'entraînement un peu plus spécifique, j'ai acheté un abonnement au gym et j'ai commencé à m'entraîner. J'aime pas terriblement ça le gym, mais je suis têtue alors quand je décide de quelque chose je m'y tiens. J'y allais même sans mon chum (parce que c'est en fait son gym et qu'il est fréquenté en majorité par des gros monsieurs, le genre de monsieurs qui viennent y recevoir des petites piqûres dans les fesses....), c'était dur, j'avais mal le lendemain, mais j'étais confiante.


J'y suis allé 2 semaines... Puis j'ai commencé à avoir mal au dos. Ça n'est pas arrivé du jour au lendemain, mais bien en hypocrite, de façon insidieuse, jusqu'à ce qu'un jour je ne puisse pratiquement plus marcher. Je pleurais tellement j'avais mal, je restais assise sur le divan, cherchant une position qui ne me ferait pas souffrir, le sac magique dans le dos.


A ensuite commencé une série de visites chez l'ostéopathe et la physiothérapeute, histoire de juste pouvoir me lever le matin. J'y suis allée, allée, et allée encore (merci chéri d'avoir des assurances!!!) et j'en ai fait des petits exercices dans mon lit le matin et le soir. Pour finir par avoir une amélioration de 80% et décider, avec ma physio, que je pouvais arrêter les traitements. Malheureusement la douleur est revenue comme un boomerang...


J'y suis retourné, mais avec une autre thérapeute (simplement parce que c'était elle qui était disponible cette journée-là!) et j'ai enfin eu des résultats. La douleur s'est en allée, tout doucement. Pour ne plus revenir, en tout cas pas la douleur aigüe qui était présente à l'origine (bon je suis encore raquée des fois, mais ça a l'air que c'est ça vieillir??). Ça m'a pris 6 mois de traitements, 6 mois à ne rien faire ou presque, 6 mois au cours desquels chaque fois que je me voyais dans un miroir j'étais découragée et je me demandais si j'allais un jour les perdre ces 40 fichues livres!! Parce que non elles ne sont pas encore parties, les personnes qui diront "ah tu vas voir en allaitant ça va partir tout seul" ne pourraient être plus dans le champs!


Mais aujourd'hui je fais un gros pas et je recommence à bouger. Je vais à mon premier cours de cardio poussette avec pitchounette et j'ai bien l'intention de suivre le cours en entier, alors ce matin mon dos, tu prends sur toi et tu me soutiens!

mardi 9 juin 2015

"Elle est toute petite..."

Ça arrive juste comme ça, sans que l'on ne s'en rende compte... Et puis un jour on réalise qu'on est devenu ce dont on a déjà ri...



Nous avions toujours dit que le dernier de nos enfants ne devrait pas être couvé, que nous ne devions pas lui faire de traitement spécial, qu'on allait devoir le laisser grandir et le pousser hors du nid le moment venu comme nous le ferons pour les autres.



Mais voilà que cette semaine, alors que les grands jouaient avec leur petite soeur de 5 mois (presque et demi!) mon chum était particulièrement nerveux par rapport au fait de la laisser se faire promener dans la petite poussette de poupées. Pourtant les 2 garçons y sont passés, et même dehors dans la rue dans le cas de Lorick (qui est d'ailleurs tombé à la renverse sur l'asphalte).



Et là quand mon chum m'a dit "oui mais elle est toute petite encore" avec une expression piteuse, ça m'a sauté au visage : nous nous dirigeons tranquillement vers la PPP (petite princesses précieuse)!



Vite, vite les cours de karaté, de kung fu, le hockey-balle et les camps de Jeanette l'été!!! Il faut éviter le trop facile "pattern" de la petite poupée née après 2 garçons et surprotégée, surtout que nous nous étions promis de ne pas tomber dans ce piège. Parce que comme elle est la plus jeune, elle nous semble trop petite pour tout.



Quand je pense qu'à 4½ mois sa soeur commençait les céréales alors qu'elle on ne le met pas encore dans la chaise-haute ("ben oui, mais regarde elle est toute petite encore")! J'en retiens 3 choses :
1- ne jamais juger ou rire d'une situation à laquelle nous n'avons pas été confronté, parce que ça pourrait bien nous arriver et nous pourrions réagir de la même façon!!
2- il est beaucoup plus facile de penser que l'on va agir d'une telle façon que de le faire en vrai de vrai
3- le dernier de la famille est toujours un bébé gâté, j'aurai beau essayer, je ne pense pas réussir à ne pas vouloir garder ma petite dernière bébé un tout petit peu plus longtemps que les autres...(au moins je suis honnête :) )



Et puis comment résister à cette petite binette.....

mercredi 20 mai 2015

"C'est trop violent!"

Il y a quelques semaines, en discutant cinéma, mon chum m'a proposé de faire écouter "retour vers le futur" aux enfants, croyant qu'ils aimeraient possiblement ce film. Ma première réaction a été "ben non voyons c'est bien trop violent!" et puis ensuite je me suis mise à réfléchir...

Je garde un souvenir relativement clair d'une sortie au ciné-parc, une fois où nous étions allés voir "retour vers le futur III", alors que j'avais 7 ans. Est-ce que mes parents se sont torturé l'esprit à savoir si j'allais être marquée par l'écoute de ce film? Est-ce que j'allais devenir un danger pour la société puisque j'avais regardé des gens se tirer dessus sur un écran (devant lequel je me suis probablement endormie de toute façon!!). Non, ils avaient envie d'une sortie en famille, ils avaient envie de voir un film alors nous sommes allés.

J'ai aussi souvenir que les vendredi soir j'écoutais Columbo avec ma mère qui adorait cet enquêteur qui fait semblant d'être un peu perdu, mais qui finit toujours par savoir comment le tueur a agi et réussit à le piéger. Il ne me viendrait pas à l'idée de regarder avec mes enfants un film où l'on voit une personne assassiner une autre dès le début, c'est beaucoup trop violent!!

Alors je me suis demandé, est-ce que nous protégeons trop nos enfants? Est-ce qu'il n'y a pas un tout petit peu d'exagération de nos jours?? J'ai des photos de moi sur un vélo étant jeune (pas autant que mes enfants, mais quand même) et je n'ai pas de casque et puis plus tard j'ai souvenir d'être allée régulièrement en vélo chez mon amie Marie-Lise à un peu moins de 1km de ma maison sur le bord d'une route à 80km/h où roulaient des semi-remorques de billots de bois, et cela aux alentours de 10 ans possiblement (bon là je devais sûrement porter un casque). Les miens n'ont même pas le droit de faire des cercles dans la rue sans casque, ça n'est pourtant pas comme s'ils allaient vite ou dans des côtes...

Ils faut presque que les enfants soient dans du papier-bulle de nos jours. Les regards que je m'attire quand je dis que mon fils de 2ans monte et redescend du lit à 2 étages seul, ou qu'il a grimpé sur le dossier du divan et est tombé (ben là tu le surveillais pas???? Désolée je suis humaine alors j'ai parfois ce besoin appelé "aller aux toilettes"!!) Ça leur prendrait presque des protections pour n'importe quelle activité où ils sont à risque de tomber, il se fait même des casques pour quand les bébés apprennent à marcher...

Quand sommes-nous devenus ces parents si protecteurs? Très personnellement je ne suis pas le genre de parent à me précipiter lorsqu'un de mes petits tombe, je regarde s'il a besoin d'aide et s'il a vraiment mal il va bien revenir me voir, et puis il faut dire que la majorité du temps je suis prise avec un autre de mes enfants ;).

Je ne dis pas de les laisser marcher pieds nus dans un terrain vague plein de clous rouillés ou de les laisser traverser à pied l'autoroute seul, mais bon je me demande seulement quelles conséquences le fait de les protéger de tout aura sur les adultes qu'ils seront demain...