lundi 6 février 2017

Et maintenant je fais quoi?...

Il y a quelques mois je jubilais presque à l'idée que ma petite dernière prenne la place de son grand frère à la garderie. E-N-F-I-N j'allais avoir du temps à moi! J'imagine que mon chum lui se voyait déjà revenir à la maison le soir dans une maison rutilante du sous-sol au grenier humant le fumet d'un délicieux souper (HA HA HA HA HA!!!!). Malheureusement ça ne s'est pas passé ainsi. D'abord parce que je me sentais affreusement coupable d'envoyer mon bébé, mon tout dernier bébé, à la garderie plus qu'une journée par semaine et puis entre le grand qui rentre de l'école à 14h15, les petits qui ont souvent manqué de garderie parce que les nez coulaient (non pas que ça soit leur gardienne qui me l'ait demandé, mais quand on est enrhumé on se sent toujours mieux chez-nous) le chien à élever (c'est qui le crétin le masochiste le comique qui a eu la drôle bonne idée d'adopter un chiot!!) les lavages qui s'accumulent vitesse grand V (à croire qu'ils se multiplient dans les corbeilles) et les divers rendez-vous je n'ai finalement pas eu le temps que je pensais avoir.


M'est aussi tombé dessus quelque chose que je ne pourrais nommer, mais qui s'est manifestée par une baisse d'intérêt pour mes activités habituelles et une grande lassitude menant à un laisser-aller dont l'organisation de toute la maison s'est ressentie. Ça n'était pas le temps pour une introspection poussée.


Quelques mois ont passé pour que j'en vienne à me questionner maintenant sur la suite des choses dans ma vie. Originellement mon plan de match n'était pas de laisser mon emploi pour demeurer à la maison avec les enfants, mais les horaires que j'avais étaient difficilement compatibles avec ceux de monsieur mon chum et de la garderie. Avec les enfants qui ont commencé l'école la situation n'est pas nécessairement plus facile, entre les journées pédagogiques, les 2 semaines à Noël, la relâche et l'été un retour à mon ancien emploi n'est pas une option.


Je me retrouve donc ce matin, en train de repasser des chemises, avec une angoisse en moi. Depuis 8 ans mon occupation principale a été de prendre soin de mes bébés. Et quand bébé était devenu plus grand j'en avais un autre à m'occuper. J'ai bien eu quelques mois entre le moment où coco #3 est entré à la garderie et la naissance de sa petite sœur, mais étant déjà très enceinte je n'ai pas eu tellement de répit. M'occuper d'un bébé ça je sais faire, je commence à avoir un tout petit peu d'expérience pour ça, mais comme un 5ème est totalement exclu (pourtant c'est tellement chou un bébé...) je dois maintenant me trouver une occupation. Parce que faire les lavages, l'épicerie et entretenir la maison c'est bien beau, mais ça ne motive pas mes journées. Je sens maintenant que j'ai besoin d'un but, un projet ou quelque chose pour me tenir occupée durant mes journées. Quelque chose qui me donnerait envie de me lever le matin, quelque chose auquel je penserais avec enthousiasme lorsque je ne suis pas en train de le faire et qui me rendrait fière. Quelque chose à faire de ma vie...


Pour ça je suis jalouse de mon cher mari qui lui a su depuis toujours ce qu'il voulait faire quand il serait grand (je le soupçonne d'être né avec ses bottes et son casque de pompier, déjà prêt à aller éteindre des feux!). Pour ma part, j'ai dû changer d'idée de carrière au moins 100 fois quand j'étais jeune. J'ai voulu être vétérinaire, critique littéraire (ce dont ma sœur s'était bien moqué "hein, ce sont de vieux monsieurs avec une moustache et des lunettes qui font ça"), enseignante, astronaute, chanteuse et j'en passe. Jamais rien n'avait allumé un feu sacré en moi avant d'avoir des enfants. Je savais que je voulais des enfants, plusieurs enfants et j'ai adoré passer ces années avec eux.


Rien ne m'avait préparé au vide et à l'angoisse que me laisseraient les temps libres de quand j'en aurait fini avec le stade bébé et qu'ils iraient finalement à la garderie, à la recherche de quelque chose de constructif à faire avec tout ce temps libre seule, en fait à ma rencontre avec la nouvelle moi. Celle qui a été transformée par la venue de 4 petites tornades merveilleux enfants. Maintenant je dois trouver une direction où aller, je dois trouver ce qui me ferait vibrer et me donnerait envie de passer mes journées à le faire pour encore plusieurs années.






mercredi 18 novembre 2015

5 choses qui ne durent pas ou sont à refaire aussitôt qu'elles sont terminées

Dans les autres familles je n'ai aucune idée de comment ça se passe, mais je sais que ici il y a des choses qui sont toujours à refaire, même quand on vient de les terminer. J'ai donc fait le top 5 de ces choses qui ne durent pas ou qu'on doit recommencer aussitôt qu'on les a finies (et qui le plus souvent ne sont pas particulièrement intéressantes à faire) et qui empirent avec le nombre d'enfants.

1. Le ménage
Ah le fameux ménage... Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai dû dire à quelqu'un cette dernière année "bon OK ne regarde pas le ménage svp" (en passant si je dis ça c'est que vous n'êtes plus de la visite, vous êtes passé dans la classe au dessus parce que pour la visite je le fais le ménage!!). Parce que j'aurai beau ranger, passer l'aspirateur et la vadrouille, plus souvent qu'autrement, moins de 2 heures plus tard ça ne parait même plus...

2. La vaisselle
Je déteste faire la vaisselle, c'est pourquoi je me suis acheté un beau lave-vaisselle tout neuf cet été et malgré tout, il y a presque toujours de la vaisselle sale sur le comptoir. À croire qu'une colonie de plats sales vivent cachés dans les racoins de la cuisine et qu'ils guettent le moment où mon chum lave la vaisselle pour revenir en force 1 heure plus tard!!

3. L'épicerie
Bon, il n'y a pas de surprise ici des enfants ça mange (et ça a l'air que des ados c'est encore pire, misère...). Mais je suis toujours surprise à quelle vitesse les bonnes choses partent.
"Hey j'ai acheté 2 régimes de bananes avant-hier, elles sont où???
-Ben là on en a mangé sur les toasts au déjeuner, ah oui et à la collation...ah et puis dans les lunchs aussi.
-Bon laisse faire, je vais faire des muffins à rien..."
Voilà pourquoi j'en suis à caresser l'idée de me planter des pommiers, avoir une vache, des poules et 1 ou 2 bananiers, je me sauverais des allers-retours à l'épicerie peut-être!!

4. La paix
Pas la paix comme dans "ah j'aimerais ça avoir un peu de paix" mais plutôt dans le sens de bonne entente. Parce que les enfants peuvent être bien calmement en train de jouer tous ensemble et il suffit d'un regard croche, un petit accident (du genre que le petit frère veut se lever et retombe sur le rail de train que grand frère est en train de faire), ou une parole de travers, parfois même sans raison (juste parce qu'ils trouvent que ça va trop bien j'imagine) et le feu est mis aux poudres et ça explose!! J'avais déjà entendu une de mes cousine dire "bah moi si il n'y a pas de sang je n'interviens pas" et nous trouvions ça extrême à ce moment, mais maintenant mon chum a repris cette réplique comme sienne.

5. L'intimité
Bon ça c'est quelque chose qui est inversement proportionnel avec le nombre d'enfants qu'on a. Parce que peu importe le moment où papa et maman se disent que ça pourrait peut-être être le bon temps, plus il y a d'enfants plus il y a de chances que quelqu'un se réveille.

Heureusement plus d'enfants ça veut dire plus de câlins, plus de fou-rires, plus de moments tendres à les regarder jouer ensemble ou s'entraider. Heureusement, ça en vaut la peine.

lundi 19 octobre 2015

"Tu as pris combien de poids?"

Je suis assise dans ma chambre par un après-midi venteux et froid et je berce ma fille endormie sur moi (ben oui quoi, quand elle aura 18 ans elle ne me laissera sûrement plus faire!!). Et, lassée d'enligner et d'éclater des bonbons, je réfléchis et je pense à une foule de choses, des choses qui me sont déjà arrivées, des choses que j'expliquerais si on me posait telle ou telle question, etc.

Et je finis par penser à une de mes amies et à un de mes très gros irritant lorsque j'étais enceinte. Il faut savoir que cette copine était enceinte en même temps que moi, ce que nous trouvions plutôt cool, sauf qu'elle m'énervait royalement en me demandant chaque fois que nous nous voyions combien de poids j'avais pris!!!

Non mais c'est quoi cet intérêt pour la prise de poids d'une femme enceinte???? Euhhhh ça ne te regarde que moyennement, voire pas du tout!! J'ai pris le poids que j'ai pris, ça n'est pas comme si je mangeais chez McDo 3 fois par jour ou que je me resservais 2 assiettes à chaque repas...  Il y a des filles qui ont beau essayer et qui n'en prennent pas (et tu m'écoeure pour ça M.!!!!) et il y a celles dont le corps dit "bon OK on fabrique un bébé alors ça va nous prendre des réserves (euhhh t'es sûr???) go go go on stocke du gras".

Et quand on passe 9 mois à accumuler, ça ne part pas en 1-2-3 mois (et les filles qui réussissent ça m'écoeurent aussi!! Ça et mon chum dont on voit le 6 pack et qui se regarde dans le miroir en se plaignant qu'il a engraissé). Et non, ça ne part pas tout seul en allaitant sinon je le saurais!!!! La seule chose qui fonctionne pour moi c'est jeûner couper dans les portions (lire ici mâcher de la gomme quand j'ai une fringale, oui même s'il y a de l'aspartame dedans) et faire de l'exercice.

Bon, mon dernier essai s'est un peu soldé par un échec, mélange de cours trop intense et de bébé/nuits pénibles... Mais la prochaine sera la bonne j'en suis certaine... Euhhh, je l'espère?? En attendant je devrais aller m'acheter un livre ou apprendre à méditer histoire de ne plus laisser mes pensées vagabonder et m'emmener sur des sujets aussi délicats.

Bon bien, je pense que je vais aller prendre une gomme moi!!

mardi 6 octobre 2015

Pourquoi je ne dis plus "ça ne peut pas être pire"

Quand est venue la question d'autres enfants après notre première, la réponse qui nous venait spontanément à la bouche était invariablement "bah ça ne peut pas être pire hein!".


Il faut savoir que notre grande fille nous en a fait voir de toutes les couleurs et a écorché nos oreilles pendant plusieurs mois, jusqu'à ce que l'on trouve qu'elle était fatiguée et qu'on lui fasse faire des siestes malgré sa volonté à résister au sommeil (à 3 mois!!). C'était un bébé plutôt difficile, même après l'introduction des siestes. Ça a été au moment où elle a marché à 4 pattes qu'elle s'est mise à explorer autour d'elle et donc à moins pleurer.


C'est pourquoi nous nous disions que rien ne pouvait être pire qu'un bébé qui pleure dès qu'on le dépose durant les premiers mois (elle en a fait du porte-bébé elle!!!) et qui lutte férocement contre le sommeil. Mais d'après-moi il y a quelqu'un quelque part au-dessus de nous qui a pris cela pour un challenge et qui s'est dit qu'après un répit de 2 bébés nous devions affronter pire.


Et pire nous avons!! Eh oui notre dernière petite princesse est un bébé tout-à-fait charmant en public (elle est déjà bien élevée!!) qui ne dit jamais un mot et fait des sourires à tous. Mais à la maison elle se révèle être un tout autre bébé. Elle lutte elle aussi contre le sommeil, pleure dès que nous sortons de son champ de vision et accepte peu de se faire déposer par terre quand elle est seule avec maman, en plus de pas encore faire de nuits décentes (plus que 4 heures en ligne c'est trop demander?).


Il n'y a pas une semaine où je n'entends pas le fameux "Ahhh elle est donc bien tranquille elle, c'est un bébé calme ça!". Et quand je réponds que non et qu'à la maison elle se révèle être une terreur qui pleure beaucoup les gens me regardent comme si je leur avais dit que j'ai vu un extra-terrestre dans ma cour hier soir!!


Eh oui, déjà ma toute petite me fait passer pour une menteuse. Je dois ravaler mes "vous viendrez passer une journée complète avec elle" et "ben oui je dis ça pour attirer l'attention et faire pitié" quand on me dit "ben non c'est pas chialeur ce bébé-là, regarde elle fait plein de sourires". Honnêtement je ne sais comment l'expliquer, ma fille est peut-être accro à l'attention des gens parce que je ne peux me résoudre à croire qu'elle ait l'esprit de contradiction déjà si fort! C'est pourquoi maintenant j'essaie de ne plus offrir à personne l'occasion de me prouver que j'avais tort en disant que ça ne pouvait être pire et me donner une raison de regretter mes paroles.




lundi 24 août 2015

Aujourd'hui je remets mes espadrilles!

Aujourd'hui est un grand jour pour moi. Un jour spécial, plein de renouveau et d'espoir.


Quand ma petite dernière est née j'étais découragée par le chiffre que me  montrait ma balance (OUACH 40 lbs, comment j'ai pu me rendre là???!!?), mais en même temps motivée à tout faire pour retrouver un semblant de forme. Je me suis donné des objectifs quand même réalistes (en tout cas dans ma tête) et j'ai même fait un système de récompense (10$ pour chaque livre de perdue pour une nouvelle garde-robe). Rien n'allait m'arrêter!! La fatigue? Pff c'est pour les autres ça, je suis au dessus de ça moi!


Alors j'ai été voir quelqu'un histoire de me faire faire un programme d'entraînement un peu plus spécifique, j'ai acheté un abonnement au gym et j'ai commencé à m'entraîner. J'aime pas terriblement ça le gym, mais je suis têtue alors quand je décide de quelque chose je m'y tiens. J'y allais même sans mon chum (parce que c'est en fait son gym et qu'il est fréquenté en majorité par des gros monsieurs, le genre de monsieurs qui viennent y recevoir des petites piqûres dans les fesses....), c'était dur, j'avais mal le lendemain, mais j'étais confiante.


J'y suis allé 2 semaines... Puis j'ai commencé à avoir mal au dos. Ça n'est pas arrivé du jour au lendemain, mais bien en hypocrite, de façon insidieuse, jusqu'à ce qu'un jour je ne puisse pratiquement plus marcher. Je pleurais tellement j'avais mal, je restais assise sur le divan, cherchant une position qui ne me ferait pas souffrir, le sac magique dans le dos.


A ensuite commencé une série de visites chez l'ostéopathe et la physiothérapeute, histoire de juste pouvoir me lever le matin. J'y suis allée, allée, et allée encore (merci chéri d'avoir des assurances!!!) et j'en ai fait des petits exercices dans mon lit le matin et le soir. Pour finir par avoir une amélioration de 80% et décider, avec ma physio, que je pouvais arrêter les traitements. Malheureusement la douleur est revenue comme un boomerang...


J'y suis retourné, mais avec une autre thérapeute (simplement parce que c'était elle qui était disponible cette journée-là!) et j'ai enfin eu des résultats. La douleur s'est en allée, tout doucement. Pour ne plus revenir, en tout cas pas la douleur aigüe qui était présente à l'origine (bon je suis encore raquée des fois, mais ça a l'air que c'est ça vieillir??). Ça m'a pris 6 mois de traitements, 6 mois à ne rien faire ou presque, 6 mois au cours desquels chaque fois que je me voyais dans un miroir j'étais découragée et je me demandais si j'allais un jour les perdre ces 40 fichues livres!! Parce que non elles ne sont pas encore parties, les personnes qui diront "ah tu vas voir en allaitant ça va partir tout seul" ne pourraient être plus dans le champs!


Mais aujourd'hui je fais un gros pas et je recommence à bouger. Je vais à mon premier cours de cardio poussette avec pitchounette et j'ai bien l'intention de suivre le cours en entier, alors ce matin mon dos, tu prends sur toi et tu me soutiens!

mardi 9 juin 2015

"Elle est toute petite..."

Ça arrive juste comme ça, sans que l'on ne s'en rende compte... Et puis un jour on réalise qu'on est devenu ce dont on a déjà ri...



Nous avions toujours dit que le dernier de nos enfants ne devrait pas être couvé, que nous ne devions pas lui faire de traitement spécial, qu'on allait devoir le laisser grandir et le pousser hors du nid le moment venu comme nous le ferons pour les autres.



Mais voilà que cette semaine, alors que les grands jouaient avec leur petite soeur de 5 mois (presque et demi!) mon chum était particulièrement nerveux par rapport au fait de la laisser se faire promener dans la petite poussette de poupées. Pourtant les 2 garçons y sont passés, et même dehors dans la rue dans le cas de Lorick (qui est d'ailleurs tombé à la renverse sur l'asphalte).



Et là quand mon chum m'a dit "oui mais elle est toute petite encore" avec une expression piteuse, ça m'a sauté au visage : nous nous dirigeons tranquillement vers la PPP (petite princesses précieuse)!



Vite, vite les cours de karaté, de kung fu, le hockey-balle et les camps de Jeanette l'été!!! Il faut éviter le trop facile "pattern" de la petite poupée née après 2 garçons et surprotégée, surtout que nous nous étions promis de ne pas tomber dans ce piège. Parce que comme elle est la plus jeune, elle nous semble trop petite pour tout.



Quand je pense qu'à 4½ mois sa soeur commençait les céréales alors qu'elle on ne le met pas encore dans la chaise-haute ("ben oui, mais regarde elle est toute petite encore")! J'en retiens 3 choses :
1- ne jamais juger ou rire d'une situation à laquelle nous n'avons pas été confronté, parce que ça pourrait bien nous arriver et nous pourrions réagir de la même façon!!
2- il est beaucoup plus facile de penser que l'on va agir d'une telle façon que de le faire en vrai de vrai
3- le dernier de la famille est toujours un bébé gâté, j'aurai beau essayer, je ne pense pas réussir à ne pas vouloir garder ma petite dernière bébé un tout petit peu plus longtemps que les autres...(au moins je suis honnête :) )



Et puis comment résister à cette petite binette.....

mercredi 20 mai 2015

"C'est trop violent!"

Il y a quelques semaines, en discutant cinéma, mon chum m'a proposé de faire écouter "retour vers le futur" aux enfants, croyant qu'ils aimeraient possiblement ce film. Ma première réaction a été "ben non voyons c'est bien trop violent!" et puis ensuite je me suis mise à réfléchir...

Je garde un souvenir relativement clair d'une sortie au ciné-parc, une fois où nous étions allés voir "retour vers le futur III", alors que j'avais 7 ans. Est-ce que mes parents se sont torturé l'esprit à savoir si j'allais être marquée par l'écoute de ce film? Est-ce que j'allais devenir un danger pour la société puisque j'avais regardé des gens se tirer dessus sur un écran (devant lequel je me suis probablement endormie de toute façon!!). Non, ils avaient envie d'une sortie en famille, ils avaient envie de voir un film alors nous sommes allés.

J'ai aussi souvenir que les vendredi soir j'écoutais Columbo avec ma mère qui adorait cet enquêteur qui fait semblant d'être un peu perdu, mais qui finit toujours par savoir comment le tueur a agi et réussit à le piéger. Il ne me viendrait pas à l'idée de regarder avec mes enfants un film où l'on voit une personne assassiner une autre dès le début, c'est beaucoup trop violent!!

Alors je me suis demandé, est-ce que nous protégeons trop nos enfants? Est-ce qu'il n'y a pas un tout petit peu d'exagération de nos jours?? J'ai des photos de moi sur un vélo étant jeune (pas autant que mes enfants, mais quand même) et je n'ai pas de casque et puis plus tard j'ai souvenir d'être allée régulièrement en vélo chez mon amie Marie-Lise à un peu moins de 1km de ma maison sur le bord d'une route à 80km/h où roulaient des semi-remorques de billots de bois, et cela aux alentours de 10 ans possiblement (bon là je devais sûrement porter un casque). Les miens n'ont même pas le droit de faire des cercles dans la rue sans casque, ça n'est pourtant pas comme s'ils allaient vite ou dans des côtes...

Ils faut presque que les enfants soient dans du papier-bulle de nos jours. Les regards que je m'attire quand je dis que mon fils de 2ans monte et redescend du lit à 2 étages seul, ou qu'il a grimpé sur le dossier du divan et est tombé (ben là tu le surveillais pas???? Désolée je suis humaine alors j'ai parfois ce besoin appelé "aller aux toilettes"!!) Ça leur prendrait presque des protections pour n'importe quelle activité où ils sont à risque de tomber, il se fait même des casques pour quand les bébés apprennent à marcher...

Quand sommes-nous devenus ces parents si protecteurs? Très personnellement je ne suis pas le genre de parent à me précipiter lorsqu'un de mes petits tombe, je regarde s'il a besoin d'aide et s'il a vraiment mal il va bien revenir me voir, et puis il faut dire que la majorité du temps je suis prise avec un autre de mes enfants ;).

Je ne dis pas de les laisser marcher pieds nus dans un terrain vague plein de clous rouillés ou de les laisser traverser à pied l'autoroute seul, mais bon je me demande seulement quelles conséquences le fait de les protéger de tout aura sur les adultes qu'ils seront demain...

mardi 24 mars 2015

Le jour où j'ai commencé à boire du café

J'ai toujours adoré l'arôme du café, quand je passe dans cette section à l'épicerie j'en profite pour prendre de grandes inspirations. Mais pas son goût, parce que le café ça ne goûte pas exactement ce que ça sent, c'est quand même amer et moi l'amertume je n'aime pas terriblement. Un Noël il y a quelques années j'ai reçu une cafetière de mon chum. Mais ce n'est pas à ce moment que j'ai commencé.


Le vrai moment où j'ai ressenti le besoin de boire du café est arrivé après la naissance de mon 2ème. Ma fille la plus vieille a commencé à faire ses nuits autour de ses 3 semaines et n'a à peu près jamais cessé depuis. Elle dormait si longtemps la nuit que je me réveillais avant elle le matin et je devais aller m'extraire du lait!! (jamais je n'ai re-vécu ce problème depuis) Mais fiston lui se réveillait aux 3-4 heures. Bon d'accord pour un nouveau-né faire 4 heures de suite c'est faire sa nuit, mais pas moi!!! Et surtout pas quand ça dure 11 mois...


J'ai par la suite eu un petit répit de quelques mois avant de redevenir enceinte et par le fait même faire de l'insomnie. On se disait que ça allait bien se passer, Malek n'avais pas dormi, mais Lorick lui allait dormir, on ne peut pas avoir le même "problème" 2 fois, non? Eh bien, comme on dit, nous nous étions mis le doigt dans l'œil, et jusqu'au coude parce que monsieur grosses joues, si adorable qu'il était, n'a pas fait une seule nuit complète avant d'avoir 14 mois!!!! Et à ce moment comme j'était déjà enceinte, je faisais de l'insomnie...


Mlle #4 est née, et nous étions tellement contents d'avoir une fille parce que la "tare génétique" de ne pas dormir n'atteignait que nos garçons, eh bien non...... Bientôt 3 mois et elle se réveille aux 4 heures. La différence est que maintenant après 4 ans sans le sommeil à se lever pour les cauchemars, remettre la suce à #3 qui la perd, les pipis que #2 ne faisait pas seul jusqu'à tout récemment, nous sommes rendus plus zen et je considère qu'une nuit où je me lève seulement pour allaiter ma fille 1 fois, c'est une super bonne nuit!


Elle en a servi des cafés ma Tassimo depuis. Aujourd'hui je m'apprête à la remplacer par une machine à expresso parce que j'ai pris goût à cette boisson (pas le choix quand tu en as besoin pour tenir jusqu'au soir!) et que j'aime bien me retrouver avec une tasse brûlante devant moi (ou froide les matins de fin de semaine parce que je n'arrive pas à le boire entre les 4 enfants), assise à table à prendre un moment pour relaxer. "Minute je termine mon café" Voilà, je peux commencer ma journée j'ai fini mon café :)

mercredi 25 février 2015

Le sourire d'un bébé

Qui peut dire qu'il reste de marbre en voyant un tout petit bébé faire un gros sourire? Ce matin, en changeant la couche de ma petite de pas-encore-2-mois je me suis penché sur le pourquoi de la question. Parce que chez un bébé tout est mignon, quand il baille on fait "ahhhhh", quand il sourit on fait "ahhhhh" et quand il gazouille on fait "ahhhhh".




Eh bien c'est facile, c'est pour contrebalancer pour ce qu'ils nous font tout simplement. Parce qu'en changeant ma fille ce matin j'étais maussade de nos réveils aux 2 heures (communément appelé "nuit de marde") quand elle s'est mise à me faire plein de sourires en rafale! Comment rester de mauvaise humeur devant quelque chose de si mignon.




C'est pour me faire oublier qu'elle vient de me renvoyer la presque intégralité de son dernier boire dessus, ruinant ainsi le tout dernier de mes chandails encore propre. Mais après de si beaux sourires je ne peux rester frustrée après elle.




C'est pour me faire oublier qu'elle a pleuré toute la soirée hier, c'est pour me faire oublier que 1 fois sur 2 je dois changer sa couche 2 fois de suite parce qu'elle s'empresse de bien la remplir aussitôt qu'elle en a une propre.




C'est pour me faire oublier que si j'ai mal au dos ainsi c'est que j'ai dû la porter dans le porte-bébé une grande partie de la journée la veille pour réussir à faire quelque chose de ma journée.




Parce que quand ma fille me sourit, plus rien n'existe autour, plus de fatigue, plus de mauvaise humeur, le monde arrête de tourner (en tout cas mon monde) et il ne reste que le bébé devant moi qui me rend si heureuse, fière et pleine d'amour. Eh oui le sourire d'un bébé fait tout ça.



mercredi 14 janvier 2015

Maman, c'est finiiiiiiiii!!!

Ben oui je sais, j'avais dit que c'était fini, que plus jamais je ne voulais de bébé, mais ça c'était AVANT d'avoir cette merveilleuse petite chose dans les bras. Parce que c'est vrai que je n'ai pas eu terriblement de plaisir à la porter, je ne m'en cache pas, mais maintenant qu'elle est là tout ça c'est oublié.

En tout cas ça l'est pour moi, mais pas pour mon chum!!! Et c'est pourquoi j'ai eu un choc quand il m'a annoncé que c'était fini et qu'il allait avoir son opération. Quoi???? Déjà???? En bons québécois habitués à la lenteur du système de santé nous nous attendions à un délai de quelques mois, pas d'une semaine!!

La faute aux hormones ou à la fatigue, toujours est-il que cette nouvelle m'a fichu un coup, assez que monsieur mon chum dit ne pas me comprendre, que c'est moi qui l'ai poussé à faire les démarches que je l'avais harcelé pour qu'il prenne son rendez-vous. Ne cherche pas mon chéri, il n'y a rien à comprendre du tout! Je n'étais juste pas prête à vivre ce petit deuil, de me dire que plus personne ne me donnera de petits coups de pied de l'intérieur, que je ne revivrai pas ces merveilleuses premières semaines à se reposer avec un bébé endormi sur moi... (En tout cas pas avec toi comme papa!!!)

Bon je suis déjà très privilégiée d'avoir pu vivre ces miracles 4 fois (quoique la première fois j'en ai très peu profité tellement mademoiselle pleurait toujours!!) et en avoir un 5ème n'était pas vraiment dans mes plans, mais c'est le côté "définitif" et trop rapide de la chose qui me rend un peu réticente...

Disons que maintenant je m'assoierai sur le banc de celles qui regardent en disant aux futures mamans "ahhhh que c'est beau une belle bedaine de maman enceinte", en ayant oublié comment j'ai trouvés pénibles ces mois où c'était moi qui les portait en moi...

mardi 25 novembre 2014

Ces petits moments magiques avec toi

Eh oui, malgré le fait que je sois une mère tout-à-fait indigne qui n'est pas totalement subjuguée par le fait de pouvoir vivre le miracle de la maternité, il y a des petits moments que j'apprécie.

Par exemple ce soir, ma fille a un hoquet monstre, et ça je l'avoue les hoquets je trouve toujours ça troooooop mignon. On sent le contact avec bébé, mais ça ne fait pas mal (contrairement à se faire écraser la vessie!!).

Quand je suis couchée dans mon lit le soir, mon livre appuyé sur mon petit ( ha ha ha!!!) bedon et que ses coups font sauter le livre au point où je n'arrive plus à lire, je trouve ça mignon.

Il y a aussi les quelques petites fois où j'ai envie de lui parler un peu, mais pas si souvent je dois l'avouer, je suis déjà obligée de parler aux 3 autres alors quand je ne suis pas obligée je profite quand même un peu du silence!!

Et puis c'est tellement excitant je trouve d'essayer de deviner à quoi elle va ressembler. Est-ce qu'on aura une blondinette aux yeux bleus, une brunette aux yeux noirs, une rouquine aux yeux verts, ou un mélange tout nouveau cette fois-ci encore? (Ben oui 3 enfants et pas un qui ressemble à l'autre!!) C'est un peu comme voir un IMMENSE paquet cadeau sous le sapin avec notre nom dessus et ne pas pouvoir l'ouvrir avant plusieurs semaines.

Alors je l'avoue, ce soir j'ai un peu la nostalgie (à l'avance) du bébé dans le ventre. Oui c'est inconfortable, oui je suis ÉNORME, oui j'ai mal et non je ne dors plus au moins une nuit sur 2, mais je sens qu'il y aura assurément des moments où avoir un petit être qui gigotte en moi me manquera (c'est comme un hoquet, quand on l'a on ne pense qu'à s'en débarrasser et quand il est parti c'est comme s'il manquait quelque chose). Heureusement que pour faire le pont j'aurai un petit être qui gigotte sur moi et me tient au chaud collé-collé durant la soirée.

dimanche 16 novembre 2014

"la grossesse" ou "comment se sentir comme une vieille baleine obèse"

C'est parti d'une petite remarque anodine, rien de bien terrible. En me levant du divan ce soir, après y avoir passé la soirée, c'est dur, ouch ça fait mal et c'est raide. Alors je demande à mon chum :"As-tu ça toi une période de "rodage" quand tu te lève après une longue période?" Après un regard moqueur il m'a dit en riant :"Comme une auto?? Euh, peut-être des fois oui, mais pas souvent."

Et voilà ça y est, c'est reparti pour les remarques dépréciatives "Ah je me sens comme une vielle, non je me sens comme une vieille baleine obèse!" Bon je le dis un peu à la blague (quoique avec un fond de vérité!!), n'empêche qu'en y repensant je me suis mise à moins aimer ça.

Ben oui quoi, c'est vrai que quand je me lève ces temps-ci je me sens comme si j'étais allée au gym pour la première fois de ma vie hier et que j'y avais suivi mon chum dans ses exercices (ouch ça ça fait mal, ma belle-soeur en sait quelque chose!).

 Je me regarde aller et je vois ma mère qui a 65 ans passé, mais un corps qui a plus l'air d'aller sur 80... Câline, j'ai de la misère à marcher tellement ça fait mal, alors je bouge moins, et comme je bouge moins j'ai forcément moins de mobilité partout et de moins en moins de facilité à bouger, etc!! Je me sens dans une roue malsaine de sédentarité et de mauvaise condition physique. Ben oui je suis enceinte je sais, mais pour quelqu'un qui a fait du spinning 2 fois par semaine jusqu'à la moitié de ma dernière grossesse c'est dur de voir ça arriver de cette facon-là.

Hey je n'ai pas presque 50 ans j'en ai 31!!!!! Ça me fait peur, peur de rester dans cette mauvaise spirale, mais surtout peur de suivre les traces maternelles, de ne jamais perdre le poids accumulé, de bouger de moins en moins pour arriver à 60 ans avec des "pièces" à changer parce que je n'ai jamais pris soin de ma santé (tsé une auto que tu n'entretiens jamais ben ça devient un vieux bazou!).

Je suis heureuse comme je ne pourrais l'être plus de ce dernier miracle qui arrive dans nos vies (oui oui le dernier!!!!) et notre fille a été tout ce qu'il y a de plus désirée, mais ouf je me serais passée de tous ces maux qui accompagnent sa croissance en moi. Je ne sais pas si c'est l'âge qui me fait ça, une condition physique particulière dont j'ignore la présence, une négligence de ma part, mais ce que je sais c'est que vivement la naissance de notre fille que mon corps puisse revenir à son âge (et aussi à son poids!) normal et enfin retrouver ma vitalité et mon sourire.
 (Go go arrive ma petite fille!!)

dimanche 2 novembre 2014

"C'est quand que tu accouche déjà???"

Bon ça commence déjà, j'en suis déjà à parler de (ou à me faire harceler par) ma date d'accouchement! Cette semaine je parle au téléphone avec ma mère et en parlant de mon accouchement elle me demande "Là ils t'ont mis quelle date? Ah de toute façon toi tu ne les écoute jamais" J'imagine que le fait d'être bourrée d'hormones en plus d'être fatiguée à l'extrême parce que cette petite conversation avec elle m'a profondément irritée.


Non ils ne m'ont pas "mis" de date voyons!!! Ils ont calculé et déterminé que à une date "X" le bébé arriverait à 40 semaines de grossesse. Et en plus me dire "toi tu ne les écoute pas"!!!! C'est quoi cette réflexion-là, est-ce que j'ai l'air de décider de quand il sortent mes bébés??? Euuuuuuuh non, parce que si c'était juste de moi et de la majorité des femmes avec qui je parle nous accoucherions toutes à 8 mois de grossesse parce que toutes s'entendent pour dire que le dernier mois est pénible.


Et le dépassement de date je connais ça, ayant accouché respectivement à 2 semaines, 1 semaine et 2 semaines "de plus" que les dates officiellement je sais à quel point toutes les remarques autour peuvent être agaçantes. Des questions comme "ben là qu'est-ce que tu attends pour accoucher??" ou "quoi tu as pas encore accouché dépêche on a hâte d'y voir la bette??", des messages sur le répondeur qui disent "bien j'appelais juste comme ça,  je sais pas si tu es à l'hôpital en train d'accoucher..." On s'entend qu'une femme qui a dépassé son 40 semaines elle le sait très bien, elle a encore plus hâte que toutes les personnes autour d'elle et elle est plus que tannée, alors pas besoin de lui rappeler sans arrêt!! C'est quelque chose sur lequel nous n'avons AUCUN contrôle et ça arrivera quand ça arrivera, point!


Autre chose sur lequel nous n'avons aucun contrôle c'est la bedaine. Combien de fois j'ai entendu "crime c'est une grosse bedaine ça, l'amie de la belle-soeur de ma cousine elle, elle est à 7 mois et elle a la même bedaine que toi à 3 mois". BEN TANT MIEUX POUR ELLE!! Ben oui moi je fais partie de ces personnes qui n'ont aucun espace pour cacher un bébé en construction, même si je voulais attendre mon 3 mois avant de l'annoncer je n'aurais jamais pu, ça a toujours paru avant. Je ne mange pas en double et je ne me lève pas la nuit pour grignoter, bon je mange plus, mais c'est un peu normal j'ai toujours faim et je suis quand même en train de fabriquer un petit être humain. Combien de fois j'ai surpris les regards presque affolés des gens quand ils me demandent "C'est pour bientôt?" Et que je réponds que ben non même pas, il reste encore 3 mois. Ça part peut-être d'une bonne intention, mais se faire faire la remarque 10 fois dans la même journée ça devient agaçant. Est-ce que je peux me définir par autre chose que la taille ou la position de mon ventre? Je ne peux rien y changer alors pas la peine de me passer des commentaires décourageants.


Alors la prochaine fois que vous croiserez une future maman, si vous n'avez rien d'autre à parler que de commenter la taille de son bedon rond, contentez-vous de lui sourire. Au mieux de lui dire que c'est donc bien beau une bedaine comme ça, ou n'importe quoi d'autre, mais pas de sa date d'accouchement qu'elle a dépassé ou de sa bedaine qui est trop grosse pour vos standards, elle vous en sera reconnaissante.

mercredi 17 septembre 2014

La maman parfaite

Avez-vous ça dans votre entourage vous une "maman parfaite"? La maman parfaite c'est celle qui ne laisse jamais pleurer son bébé parce que ça nuit à son développement et que ça peut créer une anxiété chez lui. La maman parfaite c'est celle qui ne donne jamais de sucre à son bébé/enfant parce que ça n'est pas bon pour lui. C'est celle qui allaite encore son bambin à la demande parce qu'il faut que ça soit l'enfant qui décide du sevrage. C'est celle dont le bébé/bambin ne fait pas encore ses nuits, mais qu'elle respecte parce que s'il se réveille ça doit être qu'il a besoin de son réconfort. La maman parfaite ne chicane jamais son bébé, elle le redirige vers autre chose ou alors se dit que s'il se conduit de cette façon c'est qu'il en a besoin pour son développement. Jamais l'enfant de la maman parfaite ne s'est fait de blessures car elle prend soin de bien le surveiller et de veiller à ce qu'il ne lui arrive aucun accident.


Elle cuisine absolument tout, de la sauce à spaghetti aux confitures et sert toujours des repas hyper équilibrés à son tout-petit et surtout jamais de restaurant. Elle organise des sorties éducatives pour son tout-petit (malgré qu'elle n'ait pas dormi la nuit précédente) et organise ses activités en fonction de lui. La maman parfaite ne fait pas garder son tout-petit parce que les garderies la répugnent et elle ne fait que très rarement garder son bébé par une petite gardienne ou même de la famille. Jamais le bébé de la maman parfaite n'a vu de télévision parce qu'elle ne l'écoute pas lorsqu'il est réveillé, et lorsqu'il dort elle dévore de la littérature de développement de son enfant et de "comment être une meilleure mère".


Moi j'ai dans mon entourage une de ces mamans et malgré le fait que je l'aime beaucoup, des fois elle m'énerve! (Ben oui ça se peut ça, la preuve mon chum je l'adore, mais des fois il m'énerve) Par exemple quand je lui dis que ce soir on mange des hot-dogs et qu'elle me répond "Ah oui?????" sur un ton qui dit "Hein?!!?! Tu donnes ça à tes enfants des hot-dogs toi??? (entendre "de la cochonnerie" à la place de hot-dog!) Ou alors les fois qu'elle me demande "Mangez-vous encore des toasts ce soir?" un peu à la blague, mais aussi avec une note condescendante dans la voix...


Dans ces moments elle me tanne vraiment et j'aimerais lui dire que manger au McDonald de temps à autres ne rendra pas mes enfants obèses, mais que par contre eux ça leur fait sacrément plaisir. Que parfois rester au lit à faire des câlins avec mon amoureux pendant que les enfants déjeunent en regardant un film en bas dans le salon n'est pas un cas à déclarer à la DPJ pour négligence parentale, mais que ça fait du bien au couple de se retrouver des fois, même si c'est seulement pour 10 petites minutes. Qu'envoyer mes enfants à la garderie ne leur causera pas un traumatisme d'abandon à vie, mais que ça me fait du bien en tant que maman d'avoir une journée par-ci par là pour prendre un peu de temps pour moi et qu'une maman reposée et heureuse c'est mieux pour mes enfants.


Mais je ne le fais pas. D'abord parce que dans sa tête, la maman parfaite est tellement certaine que sa façon de faire est meilleure qu'il est impossible de la faire changer d'idée ou de discuter de certains sujets. Ensuite parce que je suis bien trop bien élevée et polie pour dire ce genre de choses à quelqu'un et puis je risquerais de la froisser. Mais tant pis... Je ne suis absolument pas une maman parfaite, mais je m'assume pleinement et je suis même fière de ce que je suis et aussi de ce que mes enfants ont fait de moi.



mardi 12 août 2014

Mon moment préféré

Ces 2 dernières semaines, ma gardienne s'est pris des vacances bien méritées. Ce qui m'a donné 2 belles semaines 24 heures sur 24 avec mes 3 enfants. 2 semaines épuisantes!! J'adore mes enfants et je n'arrive même pas à me séparer d'eux le temps d'un voyage en amoureux dans le sud, mais je suis réaliste en même temps, ils sont épuisants!!!

Peut-être est-ce la faute à la grossesse qui me tire beaucoup de jus, m'en laissant juste assez pour faire ma journée, ce qui crée un manque à combler dont j'aurais besoin pour courir après le petit dernier qui grimpe et court partout? il faut quand même dire qu'à part les 3 premiers jours (que nous avons passés en camping, bonjour le repos!!) le papa a pour ainsi dire été absent. 

Alors quand arrivait enfin le soir, que tout le monde était couché et que je pouvais profiter d'une petite demi-heure de tranquillité, je me suis rendue compte que le moment que je préférais dans ma journée était quand je passais dans les chambres jeter un œil sur les enfants avant de me coucher. Non pas que je n'aimais pas passer du temps "actif" avec eux, seulement les voir ainsi abandonnés dans leur sommeil, leur petit visage si paisible, ça venait me remuer jusqu'au plus profond de mon être. C'est comme si une lame de fond d'amour maternel partait de l'intérieur et m'emportait dans sa puissante vague, j'en ai même eu les larmes aux yeux quelques fois. 

Peut-être que cette vague d'amour était destinée à refaire mon plein d'énergie pour me permettre de me relever (trop tôt!) le lendemain matin, toujours est-il que j'en ai profité et j'ai réalisé que les soirs où je suis seule et que je m'ennuie, aller voir les enfants endormis me met un baume sur le cœur et me fait comprendre et apprécier pourquoi je suis là. 

dimanche 3 août 2014

De l'espoir à l'horizon

Élever des enfants n'est pas tâche aisée. C'est un travail qui vous occupe 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, les récompenses ne sont pas toujours au rendez-vous et le résultat du travail ne vient pas avant plusieurs longues années de dur labeur.


En effet les pauses sont quasi inexistantes (pause??? c'est quoi ça??), car on le sait bien c'est toujours quand on s'assoit tranquillement sur la toilette, une revue à la main espérant pouvoir rester là 1 ou 2 minutes que la chicane commence, qu'un des enfants se met à hurler ou qu'un objet tombe de quelque part et se casse, c'est une loi non-écrite! Et puis les nuits sont souvent coupées par un enfant ou l'autre, il y a quasiment toujours un des enfants pour se réveiller durant la nuit histoire de faire re-abrier, aller à la toilette ou demander un verre d'eau.


Ensuite comment savoir si nous sommes dans le droit chemin? Parce que les autres je ne sais pas, mais les miens ils se chicanent souvent, se frappent, s'injurient et répliquent lorsque nous les chicanons. Car nous ne voyons réellement les résultats de nos efforts que lorsque les enfants sont grands. Mais parfois nous pouvons entrevoir quelques petits indices histoire de nous confirmer que nous sommes sur la bonne voie.


Aujourd'hui en amenant mes enfants jouer au parc j'ai eu l'occasion d'être fière d'eux. Alors que nous étions là depuis un petit moment, 2 petits garçons sont arrivés avec un énorme ballon, faisant l'envie de tous les autres enfants. Le plus vieux des 2 petits étant très généreux et gentil, il voulait partager son ballon et jouer avec les autres amis. Outre les 3 miens il y avait 2 autres enfants, une fillette et un garçonnet. Tout au long du jeux mes grands se sont montrés très respectueux ne volant pas le ballon au petit garçon à qui il appartenait, et le relançant toujours dans le jeu lorsqu'ils l'avaient, histoire de donner sa chance à chacun. Ce qui n'a pas été le cas des autres enfants, la fillette volant sans arrêt le ballon pour elle-même (la maman du petit propriétaire ayant même dû lui dire de le redonner et répéter la consigne) et l'autre petit garçon faisant une crise lorsqu'il n'arrivait pas à avoir le ballon pour lui.


Alors j'ai gravé ce moment dans ma mémoire, mes enfants se conduisant de façon décente en public et interagissant de façon respectueuse avec les autres amis, pour me souvenir de cette situation lorsqu'ils me feront sortir de mes gonds et chercheront à savoir où est la limite... Mes enfants me rendent peut-être souvent folle et rendent la valve de surpression près de sauter, mais les voir se comporter comme des enfants bien élevées aujourd'hui m'a fait un velours au cœur et me donne envie continuer dans cette direction. Et surtout ça m'a donné de l'espoir...

vendredi 25 juillet 2014

aimer ou ne pas aimer la bedaine?

Bon, j'ai un gros secret (quoique ça commence à ne plus être un secret) : je n'aime pas ça être enceinte bon! Ce sentiment de béatitude que toutes les femmes enceintes se doivent de ressentir et qui les fait rayonner, eh bien moi je ne l'ai pas.


Seulement ça n'est pas très bien vu ne pas aimer la grossesse... Il faudrait être reconnaissante et toujours heureuse de cette bénédiction de pouvoir donner la vie en partie parce qu'il y a tellement de gens qui aimeraient pouvoir concevoir et ne le peuvent et aussi parce que c'est un acte tellement "magique" que l'idée de ne pas aimer cet état ne devrait même pas exister (ou alors pas avant le dernier mois selon la majorité des femmes).


Mais voilà, je deviens grosse, vraiment grosse, rien à voir avec celles qui ne prennent qu'un petit 20 livres (ça se peut ça??!?!??) ou celles qui ne prennent que du bedon, tellement qu'elles ont l'air d'avoir un ballon sous leur chandail. Et non, je ne suis pas toujours à la cantine à manger de la poutine et de la crème glacée, c'est que mon corps à moi il se dit "OK gang on est enceinte on fait des réserves go go go!" ce qui donne que dans mon cas ça parait très tôt, trop tôt et que je passe mon temps à me faire dire à quel point j'ai une grosse bedaine (merci du compliment, vraiment!) et que chaque personne qui me dit ça en connait une qui elle a 6 ou 7 mois de fait et qui est plus petite que moi.


Ensuite la fatigue, parce que normalement il y a fatigue les 12 premières semaines et ensuite une explosion d'énergie. Eh bien ça non plus je ne l'ai pas... Je passerais ma journée sur le divan à lire plutôt que courir après mes 3 autres enfants. Bon peut-être que le fait d'en avoir déjà 3 n'aide justement pas, mais quand même je dormirais bien à tous les après-midis et je n'ai aucune envie de me lancer dans de longues expéditions de marche, vélo ou patin avec les enfants ou même seule. Je voudrais me reposer bon!!


Et que dire des malaises!? Au début j'ai eu mal au cœur, pas assez pour vomir, ni pour m'empêcher de manger, mais mal au cœur justement à chaque fois que je mangeais (si au moins j'avais eu assez de malaises pour m'empêcher de manger!!), ce qui fait que j'ai mangé quand même (et donc pris du poids) ET que j'ai eu mal au cœur presque à chaque fois que je mangeais. Et maintenant que les maux de cœur sont terminés j'ai mal aux côtes. Lors de mes autres grossesses j'ai eu cette douleur qui donne l'impression qu'on me poignarde dans les côtes, mais beaucoup plus tard!! Cette fois-ci la douleur est déjà présente, surtout le soir (bien sûr quand on a tous notre journée dans le corps et qu'on est fatigués) et plus tôt encore si je reste assise droite de longues périodes, comme par exemple lors des voyages en voiture. Ça fait mal et malheureusement on m'a dit qu'il n'y a rien à faire...Pas très encourageant quand je sais qu'il me reste encore de 24 à 26 semaines à endurer en sachant très bien que ça va aller en empirant!


Et puis ça n'aide pas je suis très irritable quand je suis enceinte. Tout le monde me tape sur les nerfs, mes enfants, mon chum (ben oui des fois), mon chien, mon chat, mon amie elle aussi enceinte qui me dit sur un ton de semi-reproche "Ah oui c'est vrai toi tu n'aime pas ça être enceinte." et qui me fait sentir plate de ne pas aimer cette expérience et qui me donne l'impression que je doive me justifier.


Je sais, il y a plusieurs personnes dont la grossesse se déroule de façon beaucoup plus mal que la mienne, avec des risques et des complications, mais bon je ne suis pas dans leurs souliers et personne n'est dans les miens. Pourquoi faire des enfants alors que je trouve la grossesse si pénible (et encore, j'ai fait l'impasse sur les changements corporels permanents)? Eh bien ça ne dure que 9 mois (qui me semblent des années quand je suis dedans!) et puis je vois ça plutôt comme un passage obligé avec un résultat formidable. Mais cette fois-ci par contre c'est bien la dernière fois!!!

mardi 15 juillet 2014

Les signes infaillibles qu'un enfant ou un bébé est passé par là

Il y a dans la vie des signes assez évidents qu'un enfant ou même un bébé est passé par là ou a joué avec un objet. Nous les parents en connaissons tous au moins un ou plusieurs alors pour mes amis n'ayant pas ou pas encore d'enfants en voici 10 :


1- Quand vous mettez le contact de votre voiture, les essuie-glaces démarrent (d'habitude au plus vite!), un clignotant est mis, les feux de détresse peuvent fonctionner et si votre enfant est plus vieux il se peut que le frein à main soit mis.
Personnellement je trouve que c'est une façon très drôle de quitter la maison!!!


2-Vous retrouvez vos clés que vous cherchez depuis 2 jours dans la boîte à fleurs du cabanon (Est-ce que c'est moi qui ai fait ça??).


3-Vous retrouvez des cartes ou autre petit objet important que vous aviez mis de côté sur le comptoir (avec l'intention de le ranger bien sûr!) dans un album photo appartenant à votre enfant. Une variante peut être dans le lit ou un coffre à trésors de cet enfant.


4-Le téléphone (ou la télécommande) se retrouve sur la plus haute tablette d'une armoire (ou dans le frigo).


5-Vous allumez la télévisons et le volume est à 50.

6-vous enfilez vos bottez et surprise une petite auto ou une petite roche s'y trouve.

7-Vous trouvez l'armoire où est rangée la nourriture du chien ou du chat ouverte, le bol de nourriture de l'animal déborde et il y a de la poussière de croquettes plein le plancher.


8-Vous retrouvez la brique de fromage sans emballage et mangée à moitié (traces de dents à l'appui) dans le frigo.


9-Vous arrivez dans la salle de bains et trouvez le rouleau de papier de toilette (neuf bien sûr!) dans la toilette... (et malheureusement l'autre qui est passé avant n'avait pas flushé)


10-Mais le signe ultime qu'un enfant est passé par là c'est la trace de confiture ou de beurre d'arachide ou de lait que vous pouvez suivre et qui vous conduit à l'enfant en passant par tous les endoits où il est allé!!!!!

vendredi 11 juillet 2014

Le voyage à Wildwoods partie 2

Ahhh le camping avec les enfants.... Cette semaine je disais à une amie qui partira bientôt en camping avec son fils de bientôt 2 ans pour 10 jours qu'elle était courageuse. Ben non qu'elle m'a répondu "on est bien équipés". Ha ha ha!! Oui tu es bien équipée, mais si c'est la première fois que tu fais du camping avec ton bébé, même si tu en as fait avant, ça n'est pas la même chose!!


Dans l'ensemble je dois dire que l'expérience a été positive. Heureusement, je n'ai pas gagné mon point sur le choix de l'emplacement de la tente. Moi je voulais avoir l'endroit le plus loin possible histoire d'avoir la sainte paix, mais mon chum et sa sœur voulaient plus près pour être près des jeux et aussi des toilettes, ce qui s'avéra être une excellente idée parce que quand tu y vas 3 fois dans ta soirée ("maman envie de pipi" dit un, "maman envie de caca" dit l'autre 1 heure plus tard et finalement encore plus tard c'est maman qui a envie!!) tu as envie que ça soit proche, surtout avec des enfants. Et puis avec tous les moustiques présents le soir pas question de faire pipi dans le bois, je sais j'ai essayé et je me suis gratté les fesses une semaine durant! Alors après avoir passé une super nuit où tout-le-monde dormait à 8h30 (sauf bébé que j'ai dû promener un bout pour le relaxer parce que lui il avait beaucoup dormi en auto), nous étions prêts pour nos aventures.


Petit arrêt à l'épicerie histoire d'acheter de la nourriture pour la demi-journée puisque qu'avec une glacière de la taille d'une boîte-à-lunch (c'était tout ce qui entrait dans le camion au départ) nous ne pouvions pas nous permettre plus de nourriture d'avance! La plage de Cape May s'est avéré être un excellent choix et les enfants y ont eu beaucoup de plaisir, il y avait de l'espace pour être tranquille et les vagues n'étaient pas trop intenses. À notre surprise, Lorick nous a fait un "remake" du voyage à Cuba en refusant carrément de marcher dans le sable alors nous avons dû le laisser sur des chaises et des serviettes sous le parasol, de toutes façons nous nous sommes dit que s'il a froid dans la piscine municipale qui est près de 85°F, il aurait froid dans la mer!!! En après midi alors que les garçons faisaient la sieste, notre grande est allée à la piscine avec matante où elles se sont bien amusées.


En soirée une promenade sur le trottoir de Wildwoods s'imposait, où les autres ont pu constater à quel point la mer elle est loooooooin. Ah le fameux "boardwalk", où tous les sens sont assaillis en même temps et où votre porte-feuille peut se vider plus vite qu'au casino. Après avoir longuement marché et négocié avec les enfants qu'ils ne feraient qu'un seul tour de manège et leur avoir fait choisir lequel nous avons finalement pris le chemin du retour avec un arrêt pour une petite crème glacée et dans le magasin de bonbons le plus fabuleux que j'aie jamais vu (où malheureusement je n'ai rien acheté).


Lors de notre 2ème visite à l'épicerie coco #3 s'étant endormi, nous l'avons laissé se reposer avec papa et avons amené les enfants à l'épicerie Julie et moi. L'épicerie avec les enfants ça n'est jamais une énorme partie de plaisir, moi je le sais, mon chum le sait, la majorité de ceux qui ont des enfants le savent, mais pas ma belle-soeur (enfin jusqu'à cette fois-là!!). S'est ensuivi une série de "rentrez vos mains" "hey assis-toi" "Malek lâche ça!" "là arrêtez de vous battre sinon on va vous laisser là!". Moi depuis que j'ai des enfants j'ai développé la faculté d'entendre mes enfants se chamailler et d'être capable de ne pas réagir. Un jour j'ai entendu une de mes cousine dire qu'elle appliquait la règle de "Bon est-ce que il y a du sang? non? eh bien alors arrangez-vous entre vous" et je dois dire que j'adore ça!! Ce qui fait que mes enfants peuvent bien se pousser, se pincer, pleurer (bon dans une certaine limite de décibels raisonnables) quand je suis à l'épicerie, s 'il n'y en a pas un qui tombe en bas de la petite auto je n'interviens pas à chaque fois. Ma belle-soeur elle oui, et ça n'est pas la personne la plus patiente du monde (mais je t'adore quand même Julie!). Ce qui a donné lieu à 2 adultes se promenant dans l'épicerie avec 2 enfants impossibles, la maman riant et la matante fulminant. Pour finir, les caisses étant pleines j'ai trouvé que ça serait plutôt cool d'aller à la caisse libre-service, sauf que le temps de comprendre comment ça fonctionnait et de se faire dire que l'endroit où Malek grimpait et dont il descendait sans arrêt c'était une balance où nous devions déposer nos achats ce qui permettait de passer à l'article suivant, eh bien nous aurions eu le temps de faire la file et de passer.


Le lendemain nous somme tout de même allés à la plage de Wildwoods qui je dois dire est magnifique et où nous avons eu beaucoup de plaisir à faire de la planche sur les vagues. Les enfants n'ayant pas apprécié leur expérience dans l'eau, eux ont joué dans le sable. Et pour le première fois Lorick s'est décidé à jouer dans le sable si bien qu'à la fin il en mangeait. Après un retour de la plage plutôt pénible (Abigaël qui était fatiguée et avait eu beaucoup de sable dans les yeux dû au vent s'est plaint tout le long et Malek s'est pris d'une envie de pipi sur la plage, où il n'y a PAS de toilettes) retour au camping, après-midi relaxe à la piscine, recherche d'une bonne pizzeria pour le souper et ensuite début des valises puisque nous voulions quitter tôt le lendemain.


La route de l'aller s'étant bien déroulée, nous n'étions vraiment pas inquiets pour celle du retour. GROSSE ERREUR!!!! Après un petit 2 heures de route nous avons fait un arrêt (essentiel!) à un petit centre d'achat dans le coin de Tinton Falls histoire de profiter des ventes. Plein de beaux magasins que nous avons parcouru en un temps presque record (nous avions 2 heures pas plus), quelques beaux achats, une pause pour les enfants, un bon dîner et nous sommes repartis pour un bout. Aux environs de 15h00 les vessies avaient commencé à se remplir et nous avons cherché pour une halte. Petite pause pour se dégourdir les jambes, collation et visite pout tous à la toilette, nous sommes repartis confiants, nous avions déjà 5 heures de fait il nous en restait la moitié et tout allait bien.


Mais après cette halte justement ça a commencé à être plus difficile, les enfants étaient plus agités et comme nous sommes tombés sur de nombreux chantiers routiers, notre vitesse s'en trouvait ralentie. Les enfants ont commencé à jouer à sa lancer le ballon, qui a été confisqué par ma belle-soeur après qu'elle l'ait reçu derrière la tête quelques fois(hi hi hi!) et ensuite ils ont fait de même avec la poupée qui a été confisquée aussi!! Il faut dire que des enfants n'ayant pas bougé de la journée ça a besoin de relâcher son énergie!! Après le souper nous avons commencé à avoir un peu de pluie et autour de 19h00 Lorick, que nous n'avions pas entendu depuis le départ s'est mis à pleurer, mais vraiment pleurer et il était inconsolable. Aucun besoin de dire que l'atmosphère était plus que tendue dans le véhicule avec une pluie battante dehors (rien de rassurant quand le régulateur de vitesse se désactive 4-5 fois parce que tu fais de l'aquaplanage) et un bébé hurlant à l'intérieur. Au bout d'un peu plus d'une heure nous avons finalement trouvé un petit endroit où nous arrêter pour que Lorick sorte un peu de son siège et que moi je change de place pour m'asseoir à côté de lui (enfin un peu plus près puisque nous étions séparés par des valises et des sacs!) et il a fini par s'endormir, maman ayant été là pour le rassurer.


Finalement après près de 15 heures de route nous sommes arrivés, épuisés tant physiquement que mentalement. Après avoir déposé ma belle-soeur chez-elle, nous avions encore presque 1 heure de route à faire et à l'arrivée à la maison personne ne s'est fait prier pour se coucher dans son lit!! Après 1 nuit en voiture, 3 nuits sur un matelas gonflable et une journée complète en voiture, ce fut une nuit de pur délice.


Est-ce que nous retournerons en vacances avec les enfants? Bien sûr que oui! Est-ce que nous irons encore voir des destinations aussi loin en voiture? Possible. Est-ce que nous roulerons encore de jour que ça soit à l'aller ou au retour? Je crois que je n'ai pas besoin de dire que non! Ou alors pas avant que les enfants ne soient beaucoup plus grands. Est-ce que ma belle-soeur reviendra un jour en vacances avec nous? Je ne pense pas non, ou alors dans un avenir vraiment lointain histoire de lui laisser oublier ces vacances-là!!



mardi 8 juillet 2014

Message à mes voisins

Bon là ça c'est une lettre à mes voisins, parce que nous on est en ville et ici les maisons sont assez proches alors j'imagine très bien ce qu'ils peuvent entendre!!


Vous l'avez sûrement remarqué hein, nous avons des enfants et je parie que vous savez comment ils s'appellent vu que nous devons parfois (ou souvent!) crier leur nom.


Le bébé : celui qui vous donne envie d'appeler la DPJ. Ben non je ne suis pas en train de le torturer comme il le laisse entendre. C'est que monsieur n'est vraiment pas patient et que quand c'est le temps que je prépare le souper (qu'il soit 16h00 ou 17h30) il a faim et il a faim TOUT DE SUITE! Alors il pleure, il hurle, il fait tous les temps. Mais ne vous inquiétez pas, il n'est pas si affamé qu'il en a l'air quand il s'époumone puisque quand il a son assiette, il s'empresse de la jeter par terre!!! Et comme le papa est absent plus de la moitié du temps pour le repas du souper eh bien je dois préparer la nourriture tout en gérant les querelles de mes grands et en tâchant de ne pas marcher sur le petit qui me crie après et se promène entre mes jambes.


Ensuite eh bien il y a les grands, dont le jeu préféré est : emmerder l'autre. Ce qui donne que parfois alors que je suis par exemple en train de changer la couche du bébé j'en entends un qui me hurle après parce que l'autre l'a soit frappé ou a volé son jouet. Alors oui parfois vous m'entendrez crier d'un bout à l'autre de la maison pour avertir un des enfants (surtout que mon 2ème a un petit problème d'audition ce qui me force à monter les décibels pour lui parler)! Pas le choix je ne peux pas être à tous les endroits à tous les moments.


Et oui parfois entendrez certains mots que vous jugerez inappropriés, eh bien je vous réponds que dans ces moments, c'est que j'invoque l'aide du ciel parce que nous avons tous besoin d'un peu d'aide un moment donné!!! Mais cette aide-là on essaie de l'invoquer le moins souvent possible hein parce que des enfants eh bien ça répète...


Enfin oui des fois, vous pouvez me voir passer avec un sac du McDonald (ou une pizza ou une poutine...). Eh bien oui des fois je ne suis pas inspirée, ou je n'ai simplement pas envie de cuisiner. En général ces fois-là se produisent quand papa n'est pas là alors que nous en profitons pour se faire une petite soirée cinéma (mais chuuuut). Mes enfants ne sont pas mal-nourris pour autant, disons que ces soirs-là ils profitent d'une maman moins épuisée par la préparation du repas!


Alors mes chers voisins tout ce que vous entendez de l'extérieur ça peut sembler vraiment quand on n'est pas dedans, mais finalement nous sommes une famille normale, bon peut-être que chez-nous c'est un peu plus mouvementé ou bruyant qu'à d'autres places, mais eh, personne n'est parfait et puis si on dit qu'avant de juger quelqu'un il faut avoir marché un mile dans ses souliers eh bien vous passerez, je vous les offre mes gougounes!!!!!