lundi 24 août 2015

Aujourd'hui je remets mes espadrilles!

Aujourd'hui est un grand jour pour moi. Un jour spécial, plein de renouveau et d'espoir.


Quand ma petite dernière est née j'étais découragée par le chiffre que me  montrait ma balance (OUACH 40 lbs, comment j'ai pu me rendre là???!!?), mais en même temps motivée à tout faire pour retrouver un semblant de forme. Je me suis donné des objectifs quand même réalistes (en tout cas dans ma tête) et j'ai même fait un système de récompense (10$ pour chaque livre de perdue pour une nouvelle garde-robe). Rien n'allait m'arrêter!! La fatigue? Pff c'est pour les autres ça, je suis au dessus de ça moi!


Alors j'ai été voir quelqu'un histoire de me faire faire un programme d'entraînement un peu plus spécifique, j'ai acheté un abonnement au gym et j'ai commencé à m'entraîner. J'aime pas terriblement ça le gym, mais je suis têtue alors quand je décide de quelque chose je m'y tiens. J'y allais même sans mon chum (parce que c'est en fait son gym et qu'il est fréquenté en majorité par des gros monsieurs, le genre de monsieurs qui viennent y recevoir des petites piqûres dans les fesses....), c'était dur, j'avais mal le lendemain, mais j'étais confiante.


J'y suis allé 2 semaines... Puis j'ai commencé à avoir mal au dos. Ça n'est pas arrivé du jour au lendemain, mais bien en hypocrite, de façon insidieuse, jusqu'à ce qu'un jour je ne puisse pratiquement plus marcher. Je pleurais tellement j'avais mal, je restais assise sur le divan, cherchant une position qui ne me ferait pas souffrir, le sac magique dans le dos.


A ensuite commencé une série de visites chez l'ostéopathe et la physiothérapeute, histoire de juste pouvoir me lever le matin. J'y suis allée, allée, et allée encore (merci chéri d'avoir des assurances!!!) et j'en ai fait des petits exercices dans mon lit le matin et le soir. Pour finir par avoir une amélioration de 80% et décider, avec ma physio, que je pouvais arrêter les traitements. Malheureusement la douleur est revenue comme un boomerang...


J'y suis retourné, mais avec une autre thérapeute (simplement parce que c'était elle qui était disponible cette journée-là!) et j'ai enfin eu des résultats. La douleur s'est en allée, tout doucement. Pour ne plus revenir, en tout cas pas la douleur aigüe qui était présente à l'origine (bon je suis encore raquée des fois, mais ça a l'air que c'est ça vieillir??). Ça m'a pris 6 mois de traitements, 6 mois à ne rien faire ou presque, 6 mois au cours desquels chaque fois que je me voyais dans un miroir j'étais découragée et je me demandais si j'allais un jour les perdre ces 40 fichues livres!! Parce que non elles ne sont pas encore parties, les personnes qui diront "ah tu vas voir en allaitant ça va partir tout seul" ne pourraient être plus dans le champs!


Mais aujourd'hui je fais un gros pas et je recommence à bouger. Je vais à mon premier cours de cardio poussette avec pitchounette et j'ai bien l'intention de suivre le cours en entier, alors ce matin mon dos, tu prends sur toi et tu me soutiens!

mardi 9 juin 2015

"Elle est toute petite..."

Ça arrive juste comme ça, sans que l'on ne s'en rende compte... Et puis un jour on réalise qu'on est devenu ce dont on a déjà ri...



Nous avions toujours dit que le dernier de nos enfants ne devrait pas être couvé, que nous ne devions pas lui faire de traitement spécial, qu'on allait devoir le laisser grandir et le pousser hors du nid le moment venu comme nous le ferons pour les autres.



Mais voilà que cette semaine, alors que les grands jouaient avec leur petite soeur de 5 mois (presque et demi!) mon chum était particulièrement nerveux par rapport au fait de la laisser se faire promener dans la petite poussette de poupées. Pourtant les 2 garçons y sont passés, et même dehors dans la rue dans le cas de Lorick (qui est d'ailleurs tombé à la renverse sur l'asphalte).



Et là quand mon chum m'a dit "oui mais elle est toute petite encore" avec une expression piteuse, ça m'a sauté au visage : nous nous dirigeons tranquillement vers la PPP (petite princesses précieuse)!



Vite, vite les cours de karaté, de kung fu, le hockey-balle et les camps de Jeanette l'été!!! Il faut éviter le trop facile "pattern" de la petite poupée née après 2 garçons et surprotégée, surtout que nous nous étions promis de ne pas tomber dans ce piège. Parce que comme elle est la plus jeune, elle nous semble trop petite pour tout.



Quand je pense qu'à 4½ mois sa soeur commençait les céréales alors qu'elle on ne le met pas encore dans la chaise-haute ("ben oui, mais regarde elle est toute petite encore")! J'en retiens 3 choses :
1- ne jamais juger ou rire d'une situation à laquelle nous n'avons pas été confronté, parce que ça pourrait bien nous arriver et nous pourrions réagir de la même façon!!
2- il est beaucoup plus facile de penser que l'on va agir d'une telle façon que de le faire en vrai de vrai
3- le dernier de la famille est toujours un bébé gâté, j'aurai beau essayer, je ne pense pas réussir à ne pas vouloir garder ma petite dernière bébé un tout petit peu plus longtemps que les autres...(au moins je suis honnête :) )



Et puis comment résister à cette petite binette.....

mercredi 20 mai 2015

"C'est trop violent!"

Il y a quelques semaines, en discutant cinéma, mon chum m'a proposé de faire écouter "retour vers le futur" aux enfants, croyant qu'ils aimeraient possiblement ce film. Ma première réaction a été "ben non voyons c'est bien trop violent!" et puis ensuite je me suis mise à réfléchir...

Je garde un souvenir relativement clair d'une sortie au ciné-parc, une fois où nous étions allés voir "retour vers le futur III", alors que j'avais 7 ans. Est-ce que mes parents se sont torturé l'esprit à savoir si j'allais être marquée par l'écoute de ce film? Est-ce que j'allais devenir un danger pour la société puisque j'avais regardé des gens se tirer dessus sur un écran (devant lequel je me suis probablement endormie de toute façon!!). Non, ils avaient envie d'une sortie en famille, ils avaient envie de voir un film alors nous sommes allés.

J'ai aussi souvenir que les vendredi soir j'écoutais Columbo avec ma mère qui adorait cet enquêteur qui fait semblant d'être un peu perdu, mais qui finit toujours par savoir comment le tueur a agi et réussit à le piéger. Il ne me viendrait pas à l'idée de regarder avec mes enfants un film où l'on voit une personne assassiner une autre dès le début, c'est beaucoup trop violent!!

Alors je me suis demandé, est-ce que nous protégeons trop nos enfants? Est-ce qu'il n'y a pas un tout petit peu d'exagération de nos jours?? J'ai des photos de moi sur un vélo étant jeune (pas autant que mes enfants, mais quand même) et je n'ai pas de casque et puis plus tard j'ai souvenir d'être allée régulièrement en vélo chez mon amie Marie-Lise à un peu moins de 1km de ma maison sur le bord d'une route à 80km/h où roulaient des semi-remorques de billots de bois, et cela aux alentours de 10 ans possiblement (bon là je devais sûrement porter un casque). Les miens n'ont même pas le droit de faire des cercles dans la rue sans casque, ça n'est pourtant pas comme s'ils allaient vite ou dans des côtes...

Ils faut presque que les enfants soient dans du papier-bulle de nos jours. Les regards que je m'attire quand je dis que mon fils de 2ans monte et redescend du lit à 2 étages seul, ou qu'il a grimpé sur le dossier du divan et est tombé (ben là tu le surveillais pas???? Désolée je suis humaine alors j'ai parfois ce besoin appelé "aller aux toilettes"!!) Ça leur prendrait presque des protections pour n'importe quelle activité où ils sont à risque de tomber, il se fait même des casques pour quand les bébés apprennent à marcher...

Quand sommes-nous devenus ces parents si protecteurs? Très personnellement je ne suis pas le genre de parent à me précipiter lorsqu'un de mes petits tombe, je regarde s'il a besoin d'aide et s'il a vraiment mal il va bien revenir me voir, et puis il faut dire que la majorité du temps je suis prise avec un autre de mes enfants ;).

Je ne dis pas de les laisser marcher pieds nus dans un terrain vague plein de clous rouillés ou de les laisser traverser à pied l'autoroute seul, mais bon je me demande seulement quelles conséquences le fait de les protéger de tout aura sur les adultes qu'ils seront demain...

mardi 24 mars 2015

Le jour où j'ai commencé à boire du café

J'ai toujours adoré l'arôme du café, quand je passe dans cette section à l'épicerie j'en profite pour prendre de grandes inspirations. Mais pas son goût, parce que le café ça ne goûte pas exactement ce que ça sent, c'est quand même amer et moi l'amertume je n'aime pas terriblement. Un Noël il y a quelques années j'ai reçu une cafetière de mon chum. Mais ce n'est pas à ce moment que j'ai commencé.


Le vrai moment où j'ai ressenti le besoin de boire du café est arrivé après la naissance de mon 2ème. Ma fille la plus vieille a commencé à faire ses nuits autour de ses 3 semaines et n'a à peu près jamais cessé depuis. Elle dormait si longtemps la nuit que je me réveillais avant elle le matin et je devais aller m'extraire du lait!! (jamais je n'ai re-vécu ce problème depuis) Mais fiston lui se réveillait aux 3-4 heures. Bon d'accord pour un nouveau-né faire 4 heures de suite c'est faire sa nuit, mais pas moi!!! Et surtout pas quand ça dure 11 mois...


J'ai par la suite eu un petit répit de quelques mois avant de redevenir enceinte et par le fait même faire de l'insomnie. On se disait que ça allait bien se passer, Malek n'avais pas dormi, mais Lorick lui allait dormir, on ne peut pas avoir le même "problème" 2 fois, non? Eh bien, comme on dit, nous nous étions mis le doigt dans l'œil, et jusqu'au coude parce que monsieur grosses joues, si adorable qu'il était, n'a pas fait une seule nuit complète avant d'avoir 14 mois!!!! Et à ce moment comme j'était déjà enceinte, je faisais de l'insomnie...


Mlle #4 est née, et nous étions tellement contents d'avoir une fille parce que la "tare génétique" de ne pas dormir n'atteignait que nos garçons, eh bien non...... Bientôt 3 mois et elle se réveille aux 4 heures. La différence est que maintenant après 4 ans sans le sommeil à se lever pour les cauchemars, remettre la suce à #3 qui la perd, les pipis que #2 ne faisait pas seul jusqu'à tout récemment, nous sommes rendus plus zen et je considère qu'une nuit où je me lève seulement pour allaiter ma fille 1 fois, c'est une super bonne nuit!


Elle en a servi des cafés ma Tassimo depuis. Aujourd'hui je m'apprête à la remplacer par une machine à expresso parce que j'ai pris goût à cette boisson (pas le choix quand tu en as besoin pour tenir jusqu'au soir!) et que j'aime bien me retrouver avec une tasse brûlante devant moi (ou froide les matins de fin de semaine parce que je n'arrive pas à le boire entre les 4 enfants), assise à table à prendre un moment pour relaxer. "Minute je termine mon café" Voilà, je peux commencer ma journée j'ai fini mon café :)

mercredi 25 février 2015

Le sourire d'un bébé

Qui peut dire qu'il reste de marbre en voyant un tout petit bébé faire un gros sourire? Ce matin, en changeant la couche de ma petite de pas-encore-2-mois je me suis penché sur le pourquoi de la question. Parce que chez un bébé tout est mignon, quand il baille on fait "ahhhhh", quand il sourit on fait "ahhhhh" et quand il gazouille on fait "ahhhhh".




Eh bien c'est facile, c'est pour contrebalancer pour ce qu'ils nous font tout simplement. Parce qu'en changeant ma fille ce matin j'étais maussade de nos réveils aux 2 heures (communément appelé "nuit de marde") quand elle s'est mise à me faire plein de sourires en rafale! Comment rester de mauvaise humeur devant quelque chose de si mignon.




C'est pour me faire oublier qu'elle vient de me renvoyer la presque intégralité de son dernier boire dessus, ruinant ainsi le tout dernier de mes chandails encore propre. Mais après de si beaux sourires je ne peux rester frustrée après elle.




C'est pour me faire oublier qu'elle a pleuré toute la soirée hier, c'est pour me faire oublier que 1 fois sur 2 je dois changer sa couche 2 fois de suite parce qu'elle s'empresse de bien la remplir aussitôt qu'elle en a une propre.




C'est pour me faire oublier que si j'ai mal au dos ainsi c'est que j'ai dû la porter dans le porte-bébé une grande partie de la journée la veille pour réussir à faire quelque chose de ma journée.




Parce que quand ma fille me sourit, plus rien n'existe autour, plus de fatigue, plus de mauvaise humeur, le monde arrête de tourner (en tout cas mon monde) et il ne reste que le bébé devant moi qui me rend si heureuse, fière et pleine d'amour. Eh oui le sourire d'un bébé fait tout ça.



mercredi 14 janvier 2015

Maman, c'est finiiiiiiiii!!!

Ben oui je sais, j'avais dit que c'était fini, que plus jamais je ne voulais de bébé, mais ça c'était AVANT d'avoir cette merveilleuse petite chose dans les bras. Parce que c'est vrai que je n'ai pas eu terriblement de plaisir à la porter, je ne m'en cache pas, mais maintenant qu'elle est là tout ça c'est oublié.

En tout cas ça l'est pour moi, mais pas pour mon chum!!! Et c'est pourquoi j'ai eu un choc quand il m'a annoncé que c'était fini et qu'il allait avoir son opération. Quoi???? Déjà???? En bons québécois habitués à la lenteur du système de santé nous nous attendions à un délai de quelques mois, pas d'une semaine!!

La faute aux hormones ou à la fatigue, toujours est-il que cette nouvelle m'a fichu un coup, assez que monsieur mon chum dit ne pas me comprendre, que c'est moi qui l'ai poussé à faire les démarches que je l'avais harcelé pour qu'il prenne son rendez-vous. Ne cherche pas mon chéri, il n'y a rien à comprendre du tout! Je n'étais juste pas prête à vivre ce petit deuil, de me dire que plus personne ne me donnera de petits coups de pied de l'intérieur, que je ne revivrai pas ces merveilleuses premières semaines à se reposer avec un bébé endormi sur moi... (En tout cas pas avec toi comme papa!!!)

Bon je suis déjà très privilégiée d'avoir pu vivre ces miracles 4 fois (quoique la première fois j'en ai très peu profité tellement mademoiselle pleurait toujours!!) et en avoir un 5ème n'était pas vraiment dans mes plans, mais c'est le côté "définitif" et trop rapide de la chose qui me rend un peu réticente...

Disons que maintenant je m'assoierai sur le banc de celles qui regardent en disant aux futures mamans "ahhhh que c'est beau une belle bedaine de maman enceinte", en ayant oublié comment j'ai trouvés pénibles ces mois où c'était moi qui les portait en moi...

mardi 25 novembre 2014

Ces petits moments magiques avec toi

Eh oui, malgré le fait que je sois une mère tout-à-fait indigne qui n'est pas totalement subjuguée par le fait de pouvoir vivre le miracle de la maternité, il y a des petits moments que j'apprécie.

Par exemple ce soir, ma fille a un hoquet monstre, et ça je l'avoue les hoquets je trouve toujours ça troooooop mignon. On sent le contact avec bébé, mais ça ne fait pas mal (contrairement à se faire écraser la vessie!!).

Quand je suis couchée dans mon lit le soir, mon livre appuyé sur mon petit ( ha ha ha!!!) bedon et que ses coups font sauter le livre au point où je n'arrive plus à lire, je trouve ça mignon.

Il y a aussi les quelques petites fois où j'ai envie de lui parler un peu, mais pas si souvent je dois l'avouer, je suis déjà obligée de parler aux 3 autres alors quand je ne suis pas obligée je profite quand même un peu du silence!!

Et puis c'est tellement excitant je trouve d'essayer de deviner à quoi elle va ressembler. Est-ce qu'on aura une blondinette aux yeux bleus, une brunette aux yeux noirs, une rouquine aux yeux verts, ou un mélange tout nouveau cette fois-ci encore? (Ben oui 3 enfants et pas un qui ressemble à l'autre!!) C'est un peu comme voir un IMMENSE paquet cadeau sous le sapin avec notre nom dessus et ne pas pouvoir l'ouvrir avant plusieurs semaines.

Alors je l'avoue, ce soir j'ai un peu la nostalgie (à l'avance) du bébé dans le ventre. Oui c'est inconfortable, oui je suis ÉNORME, oui j'ai mal et non je ne dors plus au moins une nuit sur 2, mais je sens qu'il y aura assurément des moments où avoir un petit être qui gigotte en moi me manquera (c'est comme un hoquet, quand on l'a on ne pense qu'à s'en débarrasser et quand il est parti c'est comme s'il manquait quelque chose). Heureusement que pour faire le pont j'aurai un petit être qui gigotte sur moi et me tient au chaud collé-collé durant la soirée.